Toulouse: un nouveau toit pour les réfugiés.


Samedi vers 18h30 des personnes ont ouvert un bâtiment vide depuis un certain temps ( le propriétaire du bâtiment dit le contraire et estime qu'il y a bien une activité dedans, sauf que nous y sommes allés et les locaux sont totalement vide! ) pour permettre aux personnes du squat qui a brûlé à Toulouse le 4 février (600 personnes à la rue) d'avoir un endroit au chaud pour dormir et surtout protégé.

La mairie de Toulouse en a hébergé une partie dans le parc des expositions hall 8.


Il y avait la police présente sur les lieux, puis les forces de l’ordre sont reparties vers 19h, nous ne savons pas encore ce que la préfecture a décidé. Ce que nous savons c'est que si dans les 48h il n’y a aucune intervention des forces de l'ordre alors les réfugiés pourront rester dans le bâtiment qui rappelons-le est gardé par une agence de sécurité.


Au début l’atmosphère était pesante surtout avec les agents de sécurité car des barricades anti-police ont été mises en place, ce qui n'a pas plus aux agents.

Puis la tension est redescendue, mais les agents sont toujours sur place, ils précisent qu'ils ne peuvent pas quitter leur poste.

A l’intérieur le bâtiment est plutôt correct, il y a de l’électricité, de la moquette au sol et du chauffage. Quelques toiles d’araignées, un peu de poussière mais le reste est convenable.


Dans les yeux de certains réfugiés on voit la peur et la tristesse mais ils gardent tout de même le sourire et le moral, d’ailleurs un petit groupe se fait une blague se faisant passer pour l'inspecteur de la préfecture qui leur donne l'autorisation de rester ici pour 5 ans. J'ai souri aussi, c’était théâtral et bien sympathique.

Des gens de l’extérieur apportent des vivres et des vêtements, mais aussi du réconfort et un peu de compagnie. Il y a beaucoup de solidarité, et cela redonne de la confiance.


Ce qui nous préoccupe c'est qu'avec le nombre de bâtiments vides à Toulouse nous ne comprenons pas pourquoi il faut "forcer" enfin si, on comprend que pour beaucoup de chose c’est une question d’argent !!!

Il est vrai que réhabiliter parfois n'est pas rentable alors au détriment des personnes et pour le profit, on ne fait rien et on laisse des familles à la rue ou dans des squats avec des risques sanitaires et d’incendie !

Nous suivrons les événements sur les 48h et nous vous tiendrons informés.


Nadege Picard

Infoline, média indépendant



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