TOULOUSE: regain de mobilisation des gilets jaunes



Samedi 7 septembre 2019 à 14 h à Jean-Jaurès avait lieu le 43ème acte des gilets jaunes de Toulouse.

Plus d'un millier de personnes s'est rassemblé et bien déterminé à se faire entendre. Selon le ministère de l’intérieur et Alliance PN, ils étaient 700.

Les gilets jaunes, en passant par la place Wilson, se sont rendus sur la place du Capitole, où les préparatifs du cassoulet du soir organisé par la municipalités avaient déjà commencé.

Aucun incident à déplorer.

Ils ont ensuite rejoint la rue de Metz en empruntant la rue St Rome où étaient positionnés comme à l'accoutumée des gendarmes mobiles. Puis, ils sont (les gilets jaunes) remontés sur Jeanne d'arc en passant par François Verdier et Jean-Jaurès.

A l’intersection de la rue Bayard et du boulevard à côté du restaurant " le glou" les manifestants portant des parapluies en hommage a Hong Kong se sont fait agressés par trois policiers dont le commissaire de la CSI qui les a aspergé de gaz lacrymogène.

Les gilets jaune ont poursuivis la manifestation malgré cette altercation .

Arrivés à Jeanne d'Arc, un gilet jaune féru d'escalade est grimpé sur la statut éponyme pour y accrocher son gilet jaune, ce dernier l'avait déjà fait dans les manifestations antérieures.

Puis il sont remontés jusqu'au capitole pour la deuxième fois et ont pris le chemin direction rue Alsace Lorraine. En tournant à droite dans une petite rue des policiers d'une CSI ont barré la route aux manifestants, mais cette fois-ci, ces derniers ont décidé de faire face.

Pour fêter la rentrée du mouvement ( qui ne s’était pas arrêté pendant l'été) un gilet jaune a sorti une bouteille de champagne et l'a fait mousser.

S'en est suivi un court affrontement avec des jets de peinture blanchâtre (CF: photo) et de bouteilles d'eau en plastique et une en verre mais pas de jet d'acide comme la police l’aurait mentionné à Actu Toulouse.



Les forces de l'ordre, devant la détermination des manifestants, ont reculé jusqu'à l'arrivée de la BAC jusqu'à la petite place.

Pour détendre l’atmosphère, un gilet jaune a commencé à éclabousser la CSI et la BAC avec la fontaine, ce qui n'a pas plu aux forces de l'ordre qui ont répondu en lançant des grenades lacrymogènes et des grenades de désencerclement au pied des manifestants qui ont reculé jusqu'à rejoindre la rue Alsace Lorraine.

Les gilets jaunes ont ensuite remonté la rue de Metz puis sont allés en direction de la préfecture où des gendarmes mobiles les attendaient.

Les manifestants ont donc préférés contourner par l’arrière pour éviter un affrontement et rejoindre le centre ville .

Ils sont passés par Esquirol puis ont remontés la rue Alsace Lorraine, ils ont commencé à stagner sur le boulevard quand une charge de la bac a été ordonné.

Un membre de la LDH a été bousculé par un policier de la bac, en tombant au sol, sa tête a heurté le sol lui ouvrant le crâne.

Tandis que je prenais des clichés de cette altercation un des policiers ( probablement le plus gradé) m'a demandé de reculer, j'ai refusé étant donné que j'étais sur la voie publique et que je faisais mon travail.

Il m'a menacé de m’arrêter prétextant que je n’étais pas de la presse je lui ai alors montré ma carte professionnelle mais il a continué à dire le contraire. La présidente d'infoline est arrivée en montrant sa carte de presse, il a alors reculé tout en nous disant que si nous ne reculions pas il ordonnerait une charge. Il ordonnera à ses troupes de jeter des grenades lacrymogènes.

Les gilets jaune sont ensuite remontés vers Jean-Jaurès où ils ont fait une petite pause.

Quelques minutes après ils ont décidé d'essayer d'interrompre la "cassoulet party" organisée par la mairie de Toulouse... mais arrivées derrière le Capitole, les forces de l'ordre étaient déjà positionnées et leur ont barré la route .

Les gilets jaunes peu nombreux, ont décidé de quand même leur faire face. Deux charges policières ont été ordonné par le commissaire divisionnaire avec aspersion de gaz lacrymogènes.

Dans cette confusion un gilet jaune est tombé à terre et s'est fait encercler par les policiers pendant quelques secondes puis il a été relâché.

La manifestation s'est rapidement dispersée par la suite.

Il n'y eu aucun dégât dans la ville mise a part quelques affiches collées dans les rues



Charlie Garcia




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