TOULOUSE : Répression violente de la BAC

Mis à jour : 25 avr. 2019



La ligue des droits de l'homme de Toulouse a rendu public, mercredi matin, un rapport de 137 pages sur les violences et répressions policières depuis 2 ans sur Toulouse. Pour commencer, l'apparition du LBD (lanceur de balles de défense) à partir du mois de décembre 2018 (début du mouvement des gilets jaunes). Les observateurs ont par ailleurs été, délibérément, la cible de ces violences policières plus de 10 fois.


UNE ESCALADE DES ARMEMENTS ET DES VIOLENCES


Pourtant formellement interdite depuis des années, la voltigeuse (moto armée) a fait son grand retour lors des manifestations des gilets jaunes. Le passager du véhicule est souvent armé de LBD ainsi que de bombes lacrymogènes, il arrive que celui-ci soit même armé d'une matraque afin de rouer de coups des manifestants à terre (une méthode également interdite). Les bombes lacrymogènes extrêmement puissantes sont massivement utilisées par les forces de l'ordre (jusqu’à plus de 10 tirs en 1 minute) ce qui a pour effet de causer à certains manifestants, passants et enfants se trouvant dans le périmètre de gazage, des malaises, étouffements, vomissements, problèmes respiratoires.


COMMENT EST-CE POSSIBLE ?


On observe que les forces de l'ordre n'hésites pas à utiliser des bombes lacrymogènes à tout-va lors d'une manifestation, à l'origine pacifiste, et à viser n'importe quoi même les endroits où il n'y a visiblement personne. Cette utilisation massive a pour conséquence de plonger la ville sous un nuage de fumée et d'exposer des enfants, bébés et personnes âgées aux effets néfastes du gazage. L'usage disproportionné du gazage fait parfois penser à une immense brume en plein centre ville.

Ces actions de violence suscitent la colère, le ras le bol, de certains commerçants de Jean Jaurès contre les forces de l'ordre. Ils ne comprennent pas les gazages intempestifs et perdent patience de samedi en samedi devant toute cette répression. On remarque que les forces de l'ordre se mettent de plus en plus de personnes à dos.

La ligue des droits de l'homme de Toulouse a également constaté des matraquages abusifs et délibérés sans aucune raison valable. Elle a par ailleurs tenu à préciser que les manifestants ont, eux aussi, des armes (tels que œufs, poches de peintures, feux d'artifices, cailloux) et font usage de coups de pieds, dans la plupart du temps pour se défendre contre les forces de l'ordre, leurs lancés de lacrymogènes, de grenades de désencerclement...

Jean-Jaurès, Toulouse sous les Lacrymogènes


LA POLICE PASSE A LA FOLIE


La ligue des droits de l'hommes de Toulouse a indiqué que la BAC ne respectait en aucun cas les codes ni les lois. Notamment lorsqu'ils ne mentionnent pas leur matricule ou non bien le laisse non voyant, qu'ils provoquent visuellement les manifestants, ont une attitude délibérément arrogante voir insultante (enregistrements audio à l'appuie, "sale pute", "ta mère aurait du sucer des bites", "grosses salope") ou lorsqu'ils ne portent pas leur brassard de police. La ligue signale que la presse, les photographes, médias et street medics, sont souvent visés et blessés. Il s'avère que nos images et vidéos montrent une tout autre réalité que celle de Mrs Casterner et Munez et cela ne plaît pas, nous devenons donc des cibles.

La violence ne s'arrête pas là. Ils visent délibérément la plupart du temps, la tête, que se soit en tir tendu, matraque ou tir de LBD. Ils arrivent par derrière et matraques tout ce qui est sur leur chemin, manifestants ou pas. Ils entravent le droit à l accès aux soins en empêchant les street medics de porter secours aux blessés.

Les forces de l'ordre avec un LBD


CE QUE DEMANDE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME


- L'interdiction définitive de grenades GMD/GLI-F4 ainsi que du LBD,

- Le retrait pur et simple de la BAC.

Toulouse est la deuxième ville la plus répressive en terme de violence policière. La préfecture et le préfet ont répondu à ce bilan avec un communiqué officiel qui, visiblement, encore une fois ferme les yeux sur ces violences.


ON VOUS EXPLIQUE


Le préfet de Haute-Garonne dénonce ce document comme mensongé, en effet il estime que l'usage de la force par les forces de sécurité est proportionnée et encadrée par la loi, c'est-à-dire des réponses graduées au regard des circonstances. Le préfet mentionne également que les agissements des manifestants n'ont plus rien à voir avec l'exercice des libertés d'expression et de manifestation. C'est ainsi que les personnes non manifestantes, passantes qui ont été violentes se réjouissent de ce communiqué.

Il n'y avait là aucune violence de la part des manifestants,ce gazage est ahurissant (acte 22).

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