Toulouse: Plus de monde sur la manifestation des gilets jaunes



Samedi 15 Février a eu lieu comme à l'accoutumé la manifestation des gilets jaunes, le rendez-vous a été donné à 14h au métro Jean-Jaurès.

Au plus fort de la journée, c'est un milliers de personnes qui étaient dans les rues de Toulouse.


La manifestation dans le centre-ville et le retour des banderoles.


Le cortège s’élance vers Alsace Lorraine, mais quelque chose est revenu en manifestation, et pas n'importe quoi. En effet au début du mouvement il y avait des banderoles puis au fil des semaines elles ont disparu, beaucoup ont regretté cette disparition et réclamé qu'elles reviennent.

Et bien samedi c’est chose faite, deux grandes banderoles ont fait leur apparition, pour le plaisir des manifestants.

La manifestation va sur la place St George en centre-ville, un clapping est effectué, puis prise de parole. Après une petite pause, le cortège reprend, pour un petit tour du centre de Toulouse avant une opération au Starbucks d'Esquirol.




Opération : Paye tes impôts


Arrivés devant le Starbucks des chaises sont mises devant la porte et une poubelle est renversée dans l'entrée. Puis une manifestante prend la parole et lit pourquoi cette action. *Ils ne payent pas leurs impôts en France

*Ils mentent au sujet du commerce équitable

*Des produits importés

*Ils utilisent des gobelets non recyclables

Une fois l'action terminée le cortège repart.



Deuxième action : direction la gare.


La manifestation emprunte la rue St Rome mais très vite les forces de l'ordre barrent le chemin pour la place du Capitole où un arrêté préfectoral a été pris pour en interdire l’accès. Alors les manifestants ne souhaitant pas de confrontation tournent à droite direction Alsace Lorraine.

Une fois sur les boulevards à gauche le canon à eau est présent avec plusieurs camions de CRS, voyant que la rue Bayard est ouverte, plusieurs personnes s’engouffrent et le cortège a suivi.

C'est l'heure des bouchons sur la gare, les forces de l'ordre arrivent en retard, mais les manifestants n'ont pas pu aller dans la gare, les agents de sécurité avaient, voyant arriver le cortège, déjà fermé les portes.


Premiers gazages pour dispersion.


Les forces de l'ordre se mettent en places mais un peu de cafouillis, un coup en barrage, puis repartent mais reviennent, des sommations sont faites et puis finalement ils reculent, pour ensuite revenir et tirer les premiers grenade de Lacrymos.

La manifestation recule et redescend la rue Bayard en compagnie des forces de l'ordre et du canon à eau à l’arrière. On déplore tout de même hors manifestant mais sur le trajet un homme déjà en état d'ébriété inconscient qui a reçu un coup de poing. Il a été pris en charge par les médics puis évacué avec le SAMU.




Un refus de confrontation.


Une fois sur le boulevard une partie du cortège est restée malgré la présence des forces de l'ordre mais le reste c'est à dire la plus grande partie continue vers Alsace Lorraine. Ils sont restés sur place une bonne petite demi-heure, sans pour autant qu’il n’y ait de confrontation. Nous les retrouverons un peu plus tard, redescendant la rue Alsace Lorraine.

La manifestation retourne sur les boulevards mais direction Jean-Jaurès là aussi aucune confrontation avec les forces de l'ordre.


Pause à Jean-Jaurès puis direction François Verdier.


Les manifestants restent sur la route, et font une petite pause de quelques minutes, nous discutons avec certains d'entre eux. Certains ne veulent plus retourner en centre-ville, d'autres commencent à suivre l'Ago Rap qui commence à retourner sur la place Wilson.


Alors un petit groupe commence à partir sur François Verdier, la manifestation repart toujours en nombre dans la bonne humeur et sans aucune violence. Une arrestation incompréhensible et l'utilisation du canon à eau. Arrivée sur François Verdier, la manifestation n'a pas eu le temps de quoique ce soit, manu militari une vingtaine de policiers se sont jetés sur un homme qui n'a strictement rien fait et nous insistons sur le strictement rien fait.

De ce fait une fois la personne interpellée et embarquée le canon à eau est entré en jeu pour une dizaine de personnes.

On constate tout de même une trentaine de camion de CRS pour finalement à la fin une cinquantaine de manifestants.

Une disproportion énorme, surtout en termes de mobilisation



La redac'



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