Toulouse: le centre ville une fois de plus sous les gaz


@Thomas Caz /Infoline

Les gilets jaunes à Toulouse sont toujours très mobilisés, que cela soit pour la démission du gouvernement, ou contre la réforme des retraites.


La place du capitole interdite


Samedi 25 janvier, ils étaient entre 1000 et 1500 personnes à manifester dans le centre-ville de Toulouse. Le préfet de Haute Garonne a émis un arrêté interdisant l'accès au Capitole aux manifestants.

Mais pour quelle raison ?

Tout simplement parce que lors des précédents rassemblements, la place du Capitole avait été taguée.


@Thomas Caz / Infoline

Plusieurs points stratégiques.


Que bon leur semble le cortège s'en va vers le palais de justice, mais rapidement empêché par la gendarmerie en nombre vers la place du Salin. Comme à l'accoutumée depuis maintenant plusieurs mois, le cortège retourne vers le centre-ville en slogans et chants.

Sur le passage quelques vitrine sont taguées, mais "sans casse.

Les manifestants n'ont pas réussi à aller sur le palais de justice alors ils vont tout droit vers l'autre point stratégique : la gare.


La gare et des lacrymos


Le cortège s'avance d'un bon pas vers la gare empruntant la rue Bayard. Mais en haut de celle-ci un barrage de gendarmerie.

Les manifestants font face quelques temps, puis les premiers tirs de gaz lacrymogènes arrivent. Cette première offensive fait reculer et disperser la manifestation, mais les forces de l'ordre ne s’arrêtent pas là.

Tout en avançant, en redescendant la rue Bayard, la gendarmerie continue les tirs de grenades lacrymogènes. Ils gazeront jusqu'à la rue Alsace Lorraine où plusieurs passants, familles et enfants étaient présents.

Un des marchands ambulants au niveau du manège (qui s'est vidé rapidement aussi) doit partir rapidement à cause du nuage épais de lacrymogènes.


@Thomas Caz / Infoline

A la nuit tombée….


Un groupe de manifestants qui bloquait la circulation a été repoussé alors que ceux-ci ont tenté de charger les forces de l'ordre pour ouvrir le barrage, en vain.

Alors pour essayer de disperser le reste du rassemblement les forces de l'ordre ont gazé en disproportion, mais le nuage de lacrymos a stagné et les forces de l'ordre se sont retrouvées en instabilité étant eux aussi dans le nuage.

Les derniers manifestants se sont dispersés, on déplore quelques blessés dû aux gaz lacrymogènes nous ne savons pas s’il y a eu des arrestations à l'heure où nous écrivons.


Nadege Picard

Rédactrice en chef

Infoline média indépendant


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