Toulouse: Jeune écolo VS Black Friday


@Charlie Garcia

"Contre la vie qui va qui vient puis qui s'éteint".

Aujourd'hui, les jeunes de Youth For Climate, Friday for Future et d'Extinction Rebellion ont rendu un rendu hommage à cette phrase de Damien Saez sans le savoir. Ces jeunes se battent tous les vendredis, ils se montrent, crient, hurlent, revendiquent, agissent pour faire en sorte que leur futur ne leur soit pas volé.

À Toulouse, vers onze heures du matin, du côté de la FNAC de Jeanne d'Arc, un petit groupe de militants d'Extinction Rebellion a installé un "contre black-friday", un Free-Friday. Une sorte de mini vide-grenier. Sa particularité ? La gratuité.

Tout y était gratuit. Du livre au jouet, de l'écharpe de ski au jean de marque, jusq'au café. Je vais prendre un café, je sors mon appareil photo. À peine l'appareil sorti que certains militants décident d'entamer une action. L'un se met un petit nez de clown et harrangue la foule, imitant un enfant parlant à son papa.

En écoutant son discours, on se rend compte que l'enfant n'a jamais connu notre époque, celle des oiseaux, de la mer, de la pluie, des ours polaires. On comprend au fil du texte que le père, lui, a vécu tout cela. Le dialogue n'est finalement qu'une dystopie dans laquelle la société capitaliste nous a poussé à la folie consumériste entraînant l'extinction sans rebellion.


À 14h, à Arnaud Bernard se tenait le départ de la manif' des jeunes. Une fanfard mettait l'ambiance, les jeunes criaient leur détresse face à ce futur qui ne s'annonce pas glorieux. L'un d'eux me prend pour un étudiant et me dit "de toute façon, à quoi bon aller me faire chier en cours si c'est pour crever avant même que j'ai fini mes études ? Je veux être médecin, le temps que je finisse le lycée, si je prends une prépa et que je ne loupe ni la prépa ni la PACES, j'en ai pour 17 ans d'étude, si la majorité des scientifiques a raison, on n'a pas autant de temps, autant rester chez moi, autant profiter de la vie, voyager."

Les manifestants continuent à crier leur haine du système actuel, leurs revendications et à battre le pavé. Ils sont escortés par la police.

La police, parlons-en. Elle escortait ces jeunes écolos en camions et en motos. Paradoxale quand on sait que c'est une manif écolo. Ils n'ont presque jamais coupé le contact des véhicules.


Charlie Garcia,

Infoline, média indépendant et média du peuple

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