Toulouse: encore une soirée sous les gaz lacrymogènes



Samedi 2 mars à Toulouse, vers 17h30 eut lieu le rassemblement CGT d'environs 300 personnes pour dire non au 49.3 émit par Edouard Phillipe le premier ministre samedi soir. Le rassemblement qui devait avoir lieu devant la préfecture de Toulouse a en réalité eu lieu sur la rue de Metz devant la cathédrale Saint-Etienne, où était postés canon à eau et forces de l'ordre en nombre.


Pourquoi un tel rassemblement, la réponse avec notre petite interview:



Convergence avec les gilets jaunes à 18h30 Il était ait prévu que les syndicats rejoignent les gilets jaunes à 18h30 place du capitole, cependant le capitole très protégé n'a pas pu accueillir le rassemblement prévu.

Ce sont donc les gilets jaunes qui ont rejoint le cortège des syndicats pour une manifestation "sauvage". Arrivé au métro Capitole, la manifestation décide d'aller place du Capitole, mais les forces de l'ordre présentes ont effectué des sommations et ont tiré les premiers gaz lacrymogènes. Le cortège est resté sur place environs 30 minutes , et est reparti aux cris de "non au 49.3".




Véritable chaos et chasse à l'homme dans Toulouse


La manifestation a vite été rejointe par d'autres citoyens, et en début de soirée c'était environ 2000 personnes qui étaient dans le centre-ville de Toulouse.

Une banderoles a par ailleurs été déployé avec 49.3 écrit dessus.



La colère du premier gazage a gagné quelques manifestants qui n'ont pas hésité pour faire barrière aux forces de l'ordre, de mettre les poubelles sur la route sans y mettre le feu.

De ce fait pour la police cela devient du trouble à l'ordre public, et par conséquent des gaz lacrymogènes ont été tirés de toute part, et entre les voitures qui circulaient et les passants consternés.

Plusieurs fois dispersée la manifestation s'est reformée en trois groupes, où chacun essayait de rejoindre l'autre. En vain à chaque fois les forces de l'ordre étaient présentes et empêchaient les manifestants de se rejoindre avec des tirs de grenades lacrymogènes.

Puis plus tard le cortège a réussi à se reformer entièrement puis direction la rue Alsace Lorraine puis rue de Metz.

Quelques fumigènes ont été craqué dans la rue de Metz, ou cette fois c'est 5000 personnes qui étaient rassemblés.




Le cortège est passé devant les forces de l'ordre sans incident.

La manifestation a souhaité redescendre sur Jean-Jaurès par les boulevards mais vite stoppée par plusieurs camion de CRS.

Les forces de l'ordre ont alors fait usage de grenades lacrymogènes et une fois les manifestants arrivés sur François Verdier, le canon à eau a été utilisé , des passants ont aussi malheureusement été touchés et mouillés.

Puis la tension est vite montée, quand le cortège est arrivé par le canal sur Jean-Jaures, les forces de l'ordre ont retiré des gaz lacrymogènes.




Des poursuites entre manifestants et BAC ont eu lieu quasiment toute la soirée après , avec des arrestations, interpellations et contrôles d'identité.

Vers 22h30 il ne restait plus qu'une trentaine de personnes au métro Jean Jaurès.


Nadege Picard

Infoline, média indépendant

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