Toulouse: des forces de l'ordre dans une église


Aujourd'hui se déroulait, comme à l'accoutumé, la manifestation hebdomadaire des gilets jaunes à Toulouse. Tout commence à Jean Jaurès à 14h, comme depuis plus d'un an.


Une manifestation qui défile dans le centre ville .


Les gilets jaunes toulousains se rassemblent, de plus en plus, le cortège part. Il tourne un peu dans les rues de Toulouse, passe par Esquirol, bloque un MacDo et repart vers Alsace Lorraine.

Le cortège s'arrête brièvement devant Primark.

"Primark c'est pas cher, ça fait des thunes sur la misère" criait une manifestante en dénonçant la provenance des marchandises et l'exploitation des salariés entre autre.


@Thomas Caz / Infoline

En avant la place du Capitole.


Les manifestants se relancent vers le Capitole où un mur de policiers se dresse devant un.

En effet la place du capitole a été interdite par arrêter préfectorale .

Quelques éléments s’énervent "on a le droit de manifester, pourquoi vous nous interdisez le Capitole?!" lance un manifestant.


Premier gaz lacrymogènes.


Une policière procède aux sommations. Un policier jette une première grenade, d'autres tirent avec les cougars.

Quelques minutes plus tard, les forces de l'ordre chargent. Des coups de matraques, ils fignolent leur besogne. Une journaliste hollandaise se prend 3 coups de matraque dont 2 à la tête. Deux reporters amateurs sont mis au sol, des secouristes sont matraqués. Sous les gaz lacrymogènes, des manifestants tentent de se réfugier dans une Église.



Des policiers dans une église, un lieux de culte.


Quelle ne fût pas leur surprise lorsqu'ils ont découvert que les forces de l'ordre n'avaient guère à faire du fait que ce fût une église. Des policiers sont entrés au nombre de trois , cagoulés et armés dans une église pour frapper des gens qui se protégeaient des gaz.

Les forces de l'ordre essayent de tiré les manifestants en dehors avec une violence.

Même les journalistes et photographes sur place étaient choqués et le faisaient savoir.




Qui est journaliste et qui ne l'est pas, la nouvelle arme des policiers!


Après avoir fait sorti ces pauvres gens, les policiers continuent, ils matraquent, frappent, insultent les gens. L'un d'entre eux m'annonce que je ne suis pas journaliste. Je lui montre ma carte, il me répond "je m'en fous". En somme, avant quand on n'avait pas la sacro-sainte carte de presse on n'était pas journaliste et désormais, même si on la possède, on ne l'est pas forcement non plus. Nous rappelons tout de même que au niveau de la loi, elle n'est absolument pas obligatoire pour être journaliste.

Un autre policier se tourne vers une reportrice du média Vecu, il lui met des coups de matraque et lui dit" tu veut faire la journaliste maintenant tu assume".


Une manifestation différente des autres.


Cette manifestation est impossible à décrire après ces scènes là.

Un coup les gendarmes font aller les manifestants d'un côté puis après ils se rendent compte qu'il ne fallait pas les faire aller là et ils les font partir à l'opposé.

Sauf que les manifestants voulaient aller à cet opposé, du coup des policiers de la BAC décident d'empêcher les manifestants d'y aller, des nasses sont mises en place puis en fait non.

C'était impossible à comprendre, impossible à synthétiser dans un article.


Le bilan


Vers 19h, je fais l'objet d'un contrôle d'identité avec 3 autres manifestantes, à la fin du contrôle, on nous annonce avec le sourire "maintenant, on a vos noms et on pourra les utiliser". Menaces ? Je ne sais pas.

On dénombre jusqu'à maintenant, 4 arrestations, plusieurs contrôles d'identité et de fouilles, plusieurs blessé dont 3 journalistes et un secouriste.


Réponse de l'archevêque face a l'intrusion de la police dans l’église


L’archevêque de Toulouse, Mgr Robert Le Gall a rappelé ce dimanche au respect des églises comme "lieux de paix et d'asile", après une intrusion de trois policier la veille ou dans une vidéo on les voit attraper un homme et une femme et essaye de les tiraient hors de l’église.

Les forces de l'ordre sont immédiatement rappelé a l'ordre par leur chef, ils sortent très rapidement.

Malheureusement le mal est fait, voici ce qu'a déclaré l'archevêque dans un communiqué. "Hier, des manifestants se sont réfugiés dans l'église Notre-Dame-du-Taur, proche du Capitole à Toulouse. Les forces de l'ordre sont entrées dans le porche de cette église. Dans le climat de violence que nous vivons dans notre ville depuis plus d'un an tous les samedis, tout en reconnaissant le difficile travail accompli par ces forces de l'ordre dans notre pays, j'appelle chacun à plus de calme dans une volonté de dialogue".


Ce que dit la préfecture.


"Un policier est entré par inadvertance sous le porche" de l'église "afin d'en extraire une femme en la saisissant par le bras", s'est défendu la préfecture dans un communiqué samedi soir. "Le policier a immédiatement relâché cette femme dès lors qu'il a réalisé qu'il se retrouvait sous le porche d'une église. En aucun cas, il n'a pénétré à l'intérieur de l'église. Il n'a pas franchi les portes battantes qui mènent à la nef. Il n'a procédé à aucune interpellation à ce moment-là. Il n'y a pas eu d'exercice coercitif", a-t-elle détaillé. 


La réalité


Tout n'est pas tout à faut exacte, dans une autre vidéo, on y voit trois policiers, dont un prendre par le bras un manifestant violemment, un autre, une femme et ils les tiraient vers la sortie, en vain.

C'est après que le chef de la police a demandé aux forces de l'ordre de sortir!


Nos preuves:


Ici deux policiers dans l’église

Video de Apolline Bigot pour AB7 Média ---> https://www.facebook.com/AB7-M%C3%A9dia-445264762705221/


On y voit trois policiers et non pas un seul comme peut le mentionner la préfecture!




Vidéo Manuel Poncet dans l’église ou il y a bien plusieurs policiers.


Charlie Garcia,

Infoline, média indépendant

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