Toulouse acte 53, le droit de manifester bafoué et la presse en danger



Samedi 16 novembre, à Toulouse eu l'acte 53 des gilets jaunes. Un acte symbolique puisque les 16 et 17 novembre 2018 commençait le mouvement des gilets jaunes. Un an, un anniversaire peu commun.

Comme à l'accoutumée le rendez-vous était donné à 14h au métro Jean-Jaurès. Au minimum 5000 personnes s'étaient mobilisées avec banderoles, slogans et pancartes. Certains avec des déguisements, d'autres avec leurs gilets jaunes et certains tout en noir. Avant le départ le ton est donné, les gilets jaunes chantent joyeux anniversaire, chant accompagné d'un fumigène coloré.

Le cortège s'élance vers Jeanne d'arc en empruntant le boulevard. Au bout de 10 minutes un premier barrage de police fait face aux manifestants plus que déterminés, ils manifestants restent sur place puis après réflexion décident de faire demi-tour. Les premiers gaz Lacrymogènes sont envoyés vers le cortège qui ne représentait à ce moment aucun danger. Les forces de l'ordre poussent le cortège sur les allées Jean-Jaurès.

En chemin quelques petites barricades de fortune sont érigées, il s'agissait de plot et de barrières des travaux placés par la municipalité. Arrivant vers Matabiau, le cortège tourne à gauche dans une petite rue. Les forces de l'ordre tirent plusieurs gaz lacrymogènes et une Grenade de desencerclement dont un éclat ira percuter la cuisse gauche de la présidente d'infoline ( toute première blessure de la journée) mais elle continue car pour elle il est important de montrer ce qu'il se passe sur le terrain.

Les quelques manifestants font donc demi-tour, le Canon à eau entre en action puis laisse passer le reste du cortège.

100 mètres plus loin une pluie de Grenade lacrymogènes s'abat sur les manifestants, l'air est irrespirable même pour nous malgré nos protections. Une vingtaine de personne est obligé de s'engouffrer dans des restaurants sur la gauche, suffocants à cause des gaz. La manifestation est éclaté en plusieurs groupe, mais très vite le cortège se reforme au niveau de Jean Jaurès, il repart vers Alsace Lorraine quand des CSI et des CRS décident d'empêcher les manifestants de rejoindre le métro Jean Jaurès.

À ce moment là, la présidente d'Infoline et le représentant de l'association sont touchés. L'une par une grenade de désencerclement et une balle de LBD et l'autre par les éclats de la grenade et deux grenades lacrymogènes dans les pieds. Escortés et portés par les medics, ils sont déplacés contre un mur. Jugeant la blessure de la présidente trop grave, ils l'emmènent dans un magasin de stylos Mont Blanc qui a volontiers proposé son aide.

Après avoir été soignée, la présidente reste déterminée et refuse de s'arrêter de travailler pour ça. Elle continue donc la manif en claudiquant. Arrivés Place St Georges, plusieurs grenades lacrymogènes sont envoyées par une équipe de la BAC à moto ce qui a eu pour effet de faire peur aux consommateurs des commerces aux alentours.

Après ce bref affrontement, le cortège se dirige vers Jean Jaurès. Arrivés au métro, le canon à eau, les grenades et les policiers entrent en action. Nos journalistes se dirigent vers le lieu des affrontements, prennent des photos et des notes.

Sur les allées Jean Jaurès, une équipe de policiers de CSI tentent de nous contrôler, ils ne s'attendaient pas à tomber sur notre présidente et sa ténacité. Le contrôle ne se fera pas. Nous avançons et Frédéric, reporter à RT France nous dit "putain, c'est dingue ils s'octroient tous les droits". Après une heure dans les gaz, dans les cris et le sang, la présidente d'Infoline n'en peut plus, la douleur est trop présente, elle décide de rentrer chez elle, le représentant d'Infoline fera de même, il était presque 18h.


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