TOULOUSE: Acte 49 hommage aux pompiers et gaz lacrymogènes



Samedi 19 octobre, l'acte 49 des gilets jaunes de Toulouse commença pour la première fois à St cyprien pour "rendre un hommage aux pompiers" par apport à la répression qu'ils ont subit à Paris durant leur manifestation.

À 14h, deux rendez-vous sont pris, un à Jean Jaurès où plusieurs fouilles de sac et contrôles d'identités ont été observés et un à St Cyprien où la manifestation s'est arrêtée quelques instants devant la caserne de Pompier Vion.

Des fumigènes ont été craqués pour que les manifestants rendent leur fameux hommage. Le cortège s'est ensuite élancé vers le Fer à Cheval pour rejoindre le centre ville et l'autre cortège toujours à Jean Jaurès . Les forces de l'ordre en nombre ont rapidement bloqué le pont et fait les sommations au bout de 5 minutes. Voyant que quelques gilet jaunes ne faisaient pas demi tour ils ont lancé des grenades lacrymogènes de façon disproportionnée.



Le cortège a donc fait demi tour pensant que les autres pont seraient probablement libres. Échec, en arrivant au pont des Catalans où six camions de gendarmerie faisaient barrage. Certains manifestants ont donc eu l'idée d'aller bloquer le périphérique pour ensuite rejoindre le centre ville.

Arrivant quasiment au périphérique, trois motos de "voltigeurs" ont commencé à tirer des lacrymos en direction des manifestants qui pourtant ne présentaient à ce moment là aucun danger. En tombants sur un talus, certaines grenades ont mis le feu à ce dernier sur une vingtaine de mètres.

La terre étant très sèches, le feu s'est rapidement propagé et l'air est devenu irrespirable. Nous avons tenté de demander d'arrêter les tirs mais en vain. Les Forces de l'Ordre ont continué, provoquant trois autres foyers d'incendie.

Une dizaine de gilets jaunes ont tenté d’éteindre avec leur pied le feu mais a cause des fumées et du lacrymos ils ont du arrêter.



Le cortège s'est divisé en plusieurs groupes. Une partie de la manifestation a réussi à revenir à Jean jaurès où gaz lacrymogènes et Canon à eau étaient déjà en action. Les forces de l'ordre ont alors bloqué la place en poussant les personnes ( qu'elles soient manifestantes ou non) de droite à gauche avec de temps en temps des jets d'eau touchant des citoyens en colère qui n'avaient rien à voir avec la manifestation et bloquant donc des enfants et des personnes âgées médusés face a cette répression incohérente.


Dans cette confusion, un journaliste a été arrêté pour une vérification d identité, il était entrain de prendre en photo des CRS poussant violemment des gens ce qui ne leur aurait pas plu il lui ont saisie son matériel de protection. Puis le cortège s'est dispersé un peu plus haut.

En remontant vers Jeanne d'arc, un groupe de Médics a été arrêté et mis à genoux et s'est vu confisqué son matériel.



Certains passants regardaient la scène abasourdis face à cela en disant " mais ce sont des médics quand même ce n'est pas normal de faire ça ".

Un street médic se serait également fait voler sa carte bancaire par un commissaire. Lorsque le soignant lui demanda de lui rendre, le policier lui répondit ironiquement "appelle le 17". Une femme enceinte serait également tombée dans les pommes après avoir été atteinte par les gaz lacrymogènes, cette dernière n'était, selon nos sources, qu'une passante.

On dénombre 5 arrestations et plusieurs contrôles d identité et fouilles.


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