Roques: le GIGN intervient

Vers 16 h hier, jeudi 16 juillet, dans le quartier de la résidence le diamant bleu, à Roques-sur-Garonne, le GIGN est intervenu suite à une alerte à la bombe. On vous explique


Credit Nadège Picard / Infoline

Les faits


Une voisine de Thomas* a alerté en fin de journée la police pour avoir aperçu sur la fenêtre de son voisin plusieurs affaires ainsi qu'une bonbonne de gaz. Puis passant par la porte elle a aperçu des bonbonnes de gaz avec un mécanisme composé de fils, ce qui a fait penser à une possibilité de bombe artisanale. De plus elle l'aurait vu, quelques minutes avant, jeter des produits inflammables sur les affaires entreposées sur la fenêtre. Dans l’après-midi toujours selon ses voisins Thomas aurait été entendu en train de tout casser chez lui. Rapidement la police arrive et boucle l'immeuble avec l’évacuation d'une vingtaine d'appartements et un périmètre de sécurité. Environ 7 véhicules de pompiers étaient présents ainsi que trois véhicules de ERDF, ainsi que la gendarmerie et les démineurs. Le quartier est alors coupé en électricité et en gaz.


Crédit Nadège Picard / Infoline

Vers 20h00 le GIGN arrive sur les lieux à ce moment personne ne sait si Thomas* est toujours dans son appartement mais pour un maximum de sécurité les forces d'intervention sont obligées de respecter un protocole et de faire comme s’il était présent par ailleurs son portable avait été localisé dans l'appartement, ce qui laissait à supposer qu'il y était.

La sous-préfète Cécile Langlet, le général de gendarmerie Jasques Plays et le maire Sylvain Mabire nouvellement élu sont aussi sur place. Deux négociateurs ont essayé de rentrer en contact avec le locataire de l'appartement qui y vit depuis 7 ans et est situé au rez-de-chaussée, en vain. Le GIGN vers 22h décide donc de donner l'assaut, ils jettent des grenades lacrymogènes pour tenter de faire sortir le locataire mais là aussi en vain.


Crédit vidéo Nadège Picard /Infoline


Vers 23h l’opération est terminée, la gendarmerie vient alors l'annoncer aux habitants situés plus loin sur le parking de la résidence, un des locataires lance " mais vous l'avez tué?" ce à quoi un des gendarmes répond " Non, l'appartement était vide" le locataire poursuit " c'est une blague" ce qui a eu pour effet un petit agacement de la part du gendarme qui explique "L'appartement était vide, il n'y avait personne mais nous avons dû intervenir comme si il était présent pour la simple raison que son appartement était piégé de diverses manières dont des bondonnes de gaz reliées à des fils, les personnes habitant dans les immeubles à côté peuvent rentrer, ceux habitant dans le même immeuble vont devoir attendre un peu plus, dû au fait de la présence de lacrymogènes".


Qui est Thomas* ?


Ce qu'il faut comprendre c'est une fois de plus un drame sur fond de misère sociale, en effet Thomas* n’était pas selon ses voisins et amis un homme dangereux ni méchant. C’est un homme qui peut avoir selon une connaissance à lui le "sang-chaud" mais toujours correct et poli. Il a 43 ans, Thomas* a perdu son travail, sa femme est partie, il a depuis deux ans des problèmes de tribunaux avec deux de ses voisines et il est sous avis d'expulsion. C'est un homme, pour un habitant, qui a pété littéralement les plombs, alors que deux jours avant il lui a parlé et tout allait bien. Pour un autre voisin il vaut mieux quand même l'avoir en ami qu’être son ennemi, mais pour son amie la plus proche il n'aurait jamais fait péter car il savait qu'il y avait des enfants et ses amis dans l'immeuble, c'était certainement un appel de détresse car il n'avait pas un esprit suicidaire, il n'a pas d'enfant et il a très peu de famille. L'homme est actuellement recherché par la police.


*Thomas, le prénom a été volontairement changé


N-P


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