Retraites : Forte mobilisation à Toulouse.


L’appel de l’Intersyndicale FO-CGT-FSU-Solidaires et de quatre organisations de jeunesse opposée à la réforme des retraites a réunis entre 3000 et 4000 personnes dans les rues de Toulouse, ce Jeudi 12 décembre.


« On se rassemble, ça fait du bien ! »


Avec un départ à 14h30 de la place St Cyprien, le cortège réunissant pêle-mêle syndicats, gilets-jaunes, étudiants et retraités s’est lentement avancé vers le grand-boulevard. « Les déclarations de Macron, c’est du vent ! » déclare un manifestant de 75 ans, inquiet « pour son fils de 25 ans, assistant chez Auchan alors qu’il dispose d’un Master 2 en droit… ». Claude, 68 ans, ironise, « Vous savez, je suis enseignant à la retraite, et ma femme était infirmière, on est un peu des privilégiés ! »

« Les syndiqués d’aujourd’hui sont les gilets-jaunes d’hier et de demain », confie un autre manifestant, rassuré de voir un mouvement de grève aussi suivis, alors que les chiffres indiquent une forte baisse depuis la semaine dernière, 33 000 personnes à Toulouse jeudi dernier, où un membre de l’Observatoire pour la Ligue des Droits de l’Homme a reçu un tir de LBD. Après un court séjour à l’hôpital pour quelques examens, « Il va bien. Il est même revenu sur le terrain mardi dernier, il ne lâche rien ! »


« Pas là pour les travailleurs mais pour les miséreux »


Peut-importe les statistiques, « il faut reconnaitre qu’une mobilisation de cette ampleur et dans la durée, c’est assez étonnant. Et fatiguant pour nous. » confie un

membre des forces de l’ordre prêt de l’ambassade d’Algérie où se déroulait un rassemblement festif pour cette journée de 1er tour des élections Nationale. Puis l’heure fatidique de 16h30, sur la place François Verdier, dernière étape de la journée. Les syndicats quittent la manifestation, et il ne suffira pour cette fois que d’un seul lancer de gaz lacrymogène pour disperser les quelques « irréductibles » qui bravaient les sommations en restant au milieu de la route. « C’est tout ? J’en ai encore plein dans mon chargeur ! » lancera un CRS en riant, le doigt sur la gâchette.



"Le Peuple, c'est moi!"


Qu’il se rassure, tous les syndicats ayant appelé à une mobilisation d’ampleur nationale ce samedi, la foule sera présente à Paris mais aussi et surement à Toulouse, et le week-end risque d’être agité. Car ce ne sont pas les minces déclarations d’Emmanuel Macron en déplacement à Bruxelles qui calmeront la grogne « Je ne ferai aucun commentaire. Il y a un gouvernement qui travaille et qui continue la concertation », tandis que le 1er Ministre tente depuis Paris de convaincre les Français en détaillant les mesures du projet en ajoutant « J’ai entendu la crainte […] de ceux qui doutent. Nous ne réussirons pas cette réforme sans gagner leur confiance ». Et les responsables syndicaux d’enchainer, « L’âge pivot de 64 ans a été atteint. La ligne rouge est franchie ».


Eux-aussi, donc, ne lâchent rien.

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