Odile Maurin bientôt en prison ?


Hier, vendredi 6 décembre 2019 se tenait le procès de Odile Maurin, présidente de l'association Handi Social, activiste pour les droits des personnes en situation de handicap et gilet jaune. Elle a été condamnée à deux mois de prison avec surcis mais surtoût à une interdiction de manifester en Haute Garonne pendant 1 an pour avoir exercé des violences sur deux policiers. Le débat concernant le caractère "d'arme par destination" de son fauteuil ne dura pas longtemps probablement de peur que le procès se transforme en parodie digne du Gorafi ou de Nordpress.

Elle a 55 ans, se caractèrise comme une "empêcheuse de tourner en rond" mais déclare ne jamais avoir été violente. "J'agis toujours de manière pacifique et pacifiste". De samedi en samedi, elle est devenue une figure incontournable du mouvement des gilets jaunes sur Toulouse. Elle comparaissait premièrement pour des faits d'outrages à l'encontre de la commissaire de police et de policiers. Ces infractions fûrent vite éludées pour cause de vice de procèdure. "S'agissant d'injures publiques, c'est donc prescrit" déclara le jeune procureur Renoux.

Par contre, le même procureur requiert la condamnation de la présidente d'Handi Social pour avoir bloqué "l'accès d'un véhicule de secours", ledit véhicule étant... le canon lanceur d'eau des CRS et pour avoir violenté des policiers. Au départ Odile était accusée de faits de violences avec armes par destination, l'arme étant son fauteuil mais cette accusation fut vite requalifiée en "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique" pour éviter d'entrer dans un débat sur le caractère dangereux de son fauteuil roulant. Une peine de 120 jours-amendes à 10€ ainsi que deux ans d'interdiction de manifester en Haute Garonne sont requises.

Le président Glavany mène les débats. Me Pascal Nakache, avocat de la défense fait vibrer le petit commité réunit dans la salle avec son intervention : "Face à ce mouvement social, le parquet s'affranchit donc de son impartialité ! Parce qu'à force de laisser faire tout et n'importe quoi au force de l'ordre, sans aucune poursuite, on abandonne l'équilibre indispensable entre l'ordre et la colère et on en fabrique l'exaspération" !

Me Nakache réclame évidemment la relaxe, les infranctions ne "tenant pas et n'étant pas carctérisée".

Les avocats de la partie civile affirme que "Madame Maurin n'est pas la victime". Des "bah voyons" sont chuchottés dans la salle.

Odile sort

Après 30 minutes de délibération, le tribunal relaxe madame Maurin pour les faits d'injures publiques et le blocage du camion à eau des CRS. Par contre, elle est condamnée à 2 dans de prison avec surcis pour "violences volontaires sur PDAP" ainsi que d'une interdiction de manifester avec exécution provisoire. Les policiers obtiennent donc 400 € de préjudice moral et 600 € pour les frais de justice, de quoi se la couler douce.

Odile fera appel de sa condamnation. Odile n'a pas peur de la prison, en sortant de l'audience elle nous lance d'un ton déterminé : "à demain" !


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