Nîmes: une expulsion incompréhensible


Audrey dans son fauteuil après l'accident

En juin 2018 Audrey locataire d'un appartement en centre-ville de Nîmes avec sa fille, se retrouve un mois en fauteuil roulant à cause de son plafond qui s'est effondré sur elle. Un fait divers qui aurait pu en rester là, un banal accident qui arrive souvent quand certains bâtiments ne sont pas entretenus correctement. Malheureusement pour Audrey la suite va lui réserver des surprises jusqu'à une expulsion avec sa fille ordonné par la justice.


Revenons sur cette affaire


Audrey est une jeune maman locataire d'un appartement depuis 2015 sans incident de paiement ou autre. Mais en 2018 tout va basculer après un terrible accident qui aurait pu être plus grave voire mortel. En effet le plafond de la salle à manger s'est effondré sur elle à cause d'infiltrations d'eau répétitives. De ce fait elle passera un mois à droite, à gauche puis Audrey a eu un studio fournis par son proprio qui voulais lui faire payer sous table un loyer de 250e x2 le temps que le propriétaire fasse les travaux de réparation.






Une erreur de l'avocat


Pour Audrey le propriétaire est en cause elle décide donc de prendre un avocat et sur les conseils de celui-ci décide le temps des travaux de ne pas payer son loyer pour non-jouissance. Malheureusement son avocat l’a mal renseignée et a omis de lui dire de mettre en consignataire son loyer, ce que Audrey ne savait pas donc pas. Cependant pendant les trois mois le propriétaire continuait à toucher les APL (allocation personnalisée logement) seule la part de Audrey n'était donc pas payée. On lui réclame donc ce dû dont le montant est de 600 euros soit 200 euros / mois.


Un accord et des mensonges


Apres plusieurs discussions Audrey et le propriétaire trouvent un accord à l'amiable, il est aussi d'accord pour stopper les démarches au tribunal pour les 600 euros. Mais malgré cet "accord" elle se retrouve tout de même face aux huissiers, elle tente malgré tout de leur expliquer avoir trouvé un accord avec le propriétaire mais pour eux tant qu'ils n’ont pas de lettre d'arrêt de poursuite ils se doivent de réclamer la somme de 600 euros avec intérêts et frais de dossiers. Par la suite le propriétaire réclame 1200 euros de loyer et ce malgré l'accord trouvé par les deux parties. Le tribunal a au début rejeté 7 fois pour plusieurs raisons la demande du propriétaire puis par la suite la procédure a été lancée. En attendant, et selon Audrey, le propriétaire aurait indiqué à plusieurs reprises à la caf qu'elle ne payait pas ses loyers, or c’est faux et elle en a même les preuves, les virements bancaires. Malheureusement la caf a préféré croire la parole du propriétaire qui selon plusieurs sources aurait un poids dans la ville de Nîmes. Sur Mars 2020 la caf suspend donc les APL de Audrey, qui trouve cette décision hallucinante et illogique puisqu'elle a toujours payé ses loyers sauf les 600 euros qui correspondent aux trois mois de travaux, qui rappelons-le ont eu lieu pour "effondrement du plafond pour infiltrations d «eau». Audrey se retrouve une fois de plus dans une situation compliquée et de surplus avec son enfant.


Apres la salle, la chambre....


En avril 2020 elle se retrouve une fois de plus à l'hôtel car le même problème a eu lieu mais cette fois-ci dans la chambre, une fuite d'eau avait pourtant déjà eu lieu dans celle-ci en 2018 . Le propriétaire par le biais de son avocat sort au tribunal une dette de 3700 euros alors qu'au départ la dette était seulement de 600 euros et notons aussi que c'est l'avocat de Audrey qui qui l’a mal conseillée en omettant de lui dire qu'il fallait consigner ses trois mois de loyer. Mais le tribunal ne l'a pas entendu de la sorte et a condamné Audrey à payer les 3700 euros de loyers injustifiés ainsi que les frais de justice, mais cela ne s'arrête pas là, elle est aussi sommée de quitter son logement sous 15 jours (mais avec l'état d'urgence sanitaire en mai)


Audrey fait donc appel car elle trouve tout cela injuste, injustifié et surtout infondé et changera d'avocat.

Aujourd'hui Audrey essaye de rester debout et cherche un autre appartement mais ne comprend pas vraiment ce système, elle qui a été victime d'un accident, un mois en fauteuil roulant ou là encore l'indemnisation et les dommages et intérêts ne sont pas sur d'être pris en compte. Malgré tout c'est elle qui ,aujourd'hui ,est expulsable.

Audrey a fait appel à des associations pour l'aider en espérant sortir de ce cauchemar rapidement ainsi qu'à d'autre media.


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