Muret: Les agriculteurs passent à l'action contre le ZNT



Hier soir vers 22h30 à Muret une cinquantaine d'agriculteurs sont arrivés devant la sous-préfecture à bord de leur véhicule pour mener une opération coup de poing.

Une vingtaine de gendarmes était déjà sur place depuis 21h avec la présence de la sous-préfète Mme Langlet.

Dans leur véhicule, une vingtaine environ, se trouvaient des panneaux de direction, de communes et de signalisations, ils les ont tout d'abord déchargés devant la sous-préfecture avant de les jeter par-dessus, direction la cour de la sous-préfecture.



Vidéo @Nadège Picard / Infoline


Pourquoi la sous-préfecture ?

Tout simplement parce que c'est un symbole de l’état et pour eux l’état est coupable.



L'objet de leur colère.


Pour les agriculteurs les ZNT (Zone de non-traitement) que le gouvernement leur impose a été mis en place sans leur concertation.

Pour le secrétaire général de la FDSEA 31, Jean-François Lamassé, toutes les campagnes sont abandonnées par l'Etat.

La FDSEA31 avec les Jeunes Agriculteurs 31 réclament un moratoire pour cet arrêté.


"5 mètres de réglementation autour des maisons, c'est 23 000 hectares agricoles qui disparaissent" précise le secrétaire général adjoint FDSEA 31 Luc Mesbah.


Pour mieux comprendre.


Une distance minimale, de 5 à 10 mètres en fonction des cultures et des produits, sera désormais à respecter par les agriculteurs qui épandent des phytosanitaires à proximité des habitations.

Les distances de sécurité s’appliquent aux bâtiments habités ainsi qu’aux lieux hébergeant des personnes vulnérables tels que définis à l’article L 253-7-1 du CRPM. Les bâtiments habités sont des lieux d’habitation occupés. Ils comprennent notamment les locaux affectés à l’habitation, les logements d’étudiants, les résidences universitaires, les chambres d’hôtes, les gîtes ruraux, les meublés de tourisme, les centres de vacances… dès lors qu’ils sont régulièrement occupés ou fréquentés. Les chartes peuvent prévoir des modalités particulières pour prendre en compte le caractère irrégulier ou discontinu de l’occupation d’un bâtiment (activité saisonnière, périodes d’ouverture…), étant rappelé que le risque d’exposition peut persister plusieurs jours après le traitement (exposition cutanée par les dépôts au sol ou exposition respiratoire par les revolatilisations).


Pour les agriculteurs c'est du "n'importe quoi" en exemple et ils le disent clairement, on n’enlève pas les voitures même s'il y a des accidents alors pourquoi nous enlever notre outil de travail !


D'autres actions prévu aujourd'hui.


Ils se retrouverons ce soir à 20h30 à Capens puis 21h à Muret devant la sous-préfecture pour ensuite prendre la direction de Toulouse, en effet ils ne souhaitent pas en rester là, et tout ceci n'est qu'un avertissement si le gouvernement ne capitule pas !


Comme ils l'ont dit ils ne bloqueront pas que le périphérique.

Il y aura aussi des opérations surprises envers ceux qui ne les ont jamais aidés sans plus de précisions.


Nadege Picard

Infoline, média indépendant



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