Muret: Chimirec, les dessous d'un projet .




Alors que la préfecture a autorisé l'usine Chimirec à s'installer à Muret, la gronde des habitants et des maires des communes voisines se fait de plus en plus entendre.

L'usine pourrait ouvrir d'ici la fin du premier semestre 2020.


Mais le projet Chimirec c'est quoi ?


Chimirec c'est une société de traitement de déchets dangereux et non dangereux, trier, collecter et valoriser. Selon la société le site de Muret ne sera pas classée Seveso c'est à dire que les quantités et les types de déchets stockés ne nécessitent pas un classement du site selon la directive SEVESO. Le site sera soumis au régime de l’autorisation simple.


C'est quoi un site Seveso ?


Se sont des sites dont il y a des quantités et des types de produits dangereux présents. Les sites SEVESO, Seuil Bas ou Seuil Haut, sont ceux qui sont susceptibles de présenter des risques d’accidents industriels majeurs.


Pourquoi Chimirec s'installe à Muret?


Le site de muret répond à trois objectifs selon la société :


*Offrir un service de proximité à ses clients locaux.

*Réduire l'impact carbone lié à la collecte des déchets en les gérants sur le site de Muret à la place de Carcassonne à 100 km.

*Privilégier la valorisation des déchets , à hauteur de 80%


Quels seront les dechets sur le site de Muret ?


Sur le site il y aura des déchets industriels, de la peinture, des graisses, tout ce qui tourne autour de l’industrie automobile. L’activité essentielle du site sera des filtres à huiles, des huiles usagées, des piles, des accumulateurs, des tubes néons, des lampes usagées, des déchets électroniques, des aérosols, des liquides de refroidissement, des eaux souillées.

Mais tout ceci est vague, de quels graisses, quels peintures ect....


En cas de problème, comme un feu sur l'usine, quels seront les conséquences pour la population alentours, les composants ?


Nous avons essayé de tout démêler mais il manque surement quelques informations.

Quoiqu'il en soit tout ces produits sont classés comme dangereux et certains à faibles doses.

Sachant qu'une école de Saubens n'est que à 1400 mètres du prochain site on peut donc se demander comment un tel projet a t-il pu être favorable ?


Peintures ( en aérosols ou pas ?)

Déchets dangereux comme de vieux pots de peinture est responsable d’émissions de substances ayant des effets nocifs sur l’environnement et tout particulièrement sur la qualité de l’air mais aussi sur la flore et sur la faune.

Graisses:

Nous ne pouvons savoir vu que nous ne savons pas de quelle graisse il s'agit.

Filtres à huiles:

Piles:

Composés dangereux : acide, plomb, aluminium, lithium, mercure

Accumulateurs:

Composés dangereux : acide, plomb, aluminium, lithium, mercure

Tubes néons:

Du fait de sa volatilité élevée à température ambiante, le mercure métal contamine facilement les ambiances de travail. Il est dans ce cas absorbé à plus de 80 % par inhalation et exerce des effets toxiques et cumulatifs sur le système nerveux (troubles sensoriels, moteurs, cognitifs et comportementaux), le rein (néphropathie mercurielle) et pourrait également altérer le système immunitaire, la reproduction et le développement. Les rejets diffus de mercure dans l’environnement contribuent à la contamination des chaînes trophiques aquatiques. Sources : http://www.dgdr.cnrs.fr/SST/CNPS/guides/doc/dechets/p02_chap01.pdf

Déchets électroniques:

Exemple:

Pour construire un seul ordinateur (PC standard de 24kg), il faut 240 kg de combustible, 22 kg de produits chimiques, 1,5 tonne d’eau. Dans des proportions encore plus minimes : une barrette mémoire de 32Mbits, pesant 2 grammes. Il faut utiliser 1,7 kilo d’énergie fossile, 1 m3 d’azote, 72 grammes de produits chimiques et 32 litres d’eau.

Une fois construit, un ordinateur contient du plomb, du cyanure, et d’autres substances nocives à l’environnement. Les écrans, notamment, contiennent de nombreuses substances : du plomb et des métaux lourds, comme le baryum, le strontium et parfois du zirconium.

Ces substances chimiques dangereuses génèrent une forte pollution et des risques sanitaires pour les travailleurs qui les produisent ou les éliminent. L'exposition au plomb et au mercure des enfants et des femmes enceintes est particulièrement préoccupante. Même à faible niveau d'exposition ces métaux sont extrêmement toxiques et peuvent porter atteinte aux enfants et aux fœtus .

Aérosols ( de peinture ou autre ? ): Nous ne pouvons repondre puisque nous ne savons pas de quels Aérosols il s'agit.

Liquides de refroidissement:

* Inhalation Déplacer immédiatement la personne touchée à l'air frais. Consulter un médecin. Déplacer la personne touchée à l'air frais, la garder au chaud et au repos dans une position confortable pour respirer. Lorsque la respiration est difficile, un personnel dûment formé peut assister la personne touchée en lui administrant de l'oxygène.

*Contact cutané Enlever les vêtements contaminés. Laver la peau soigneusement à l'eau et au savon. Consulter un médecin si l'irritation persiste après le lavage. Contact oculaire Enlever les lentilles de contact et ouvrir largement les paupières. Continuer de rincer pendant au moins 15 minutes. Continuer de rincer pendant au moins 15 minutes. Consulter un médecin rapidement si des symptômes apparaissent après le lavage

Eaux souillées: quels type ? D'ou proviennent elles ?


En voyant tout ceci on peut effectivement se poser la question sur le fait du classement non Seveso de cette futur usine.

Au final nous ne savons pas vraiment la quantités des stockages qui peut poser un vrai problème car à partir d'un seuil de quantités l'usine peut être classée Seveso !

Certains maires ont parlé d’un calibrage pour que l'usine ne soit pas classé Seveso et ne pas éveiller les consciences des populations pour éviter les craintes. Selon la société ils n'ont pas joué avec la réglementation. Les volumes qu'ils ont sollicités correspondent au site sur lequel ils envisagent de travailler. Pour eux ils n'ont rien à masquer.


Pourtant selons certaines sources l’enquête public aurait été payer par la société, d'ailleurs lors de celle-ci, de nombreux citoyens se sont mobilisés pour rejeter ce projet ; les mairies de Muret, Roques-sur-Garonne, Saubens, Pins-Justaret, Pinsaguel et Villeneuve-Tolosane ont toutes donné un avis défavorable ; et de nombreux politiques, maires, conseillers départementaux et députées ont réagi en montrant les incohérences du projet pourtant les autorités ont donné le feu vert.

Y'a t-il eu comme on dit familièrement " des magouilles", pour certains habitants la réponse est oui sans hésitation.

Pour Yves, "le gouvernement nous cache tellement de chose surtout avec Rouen (Lubrizol) que je pense qu'il y a eu des documents qui on du être un peu facilité, voir des chiffres revus à la baisse pour faire passer le projet".


Selon nos informations pour le moment l'avis favorable reste tel quel sauf si entre temps d'autre conclusions arrivait.


Voici l'autorisation du projet:


Autorisation préfectorale pour le projet CHIMIREC SOCODELI à Muret


Le préfet a autorisé l’exploitation, par la société CHIMIREC SOCODELI, d’une installation de collecte et de tri, transit et regroupement de déchets à Muret. Cette installation devrait permettre de créer une trentaine d’emplois. L’arrêté préfectoral d’autorisation a été signé, au terme d’un processus d’instruction rigoureux et après une enquête publique qui a permis une large information des parties prenantes et la prise en compte de leurs contributions. Un projet utile pour la gestion régionale des déchets Ce projet est en phase avec les orientations que souhaite donner le conseil régional Occitanie pour ce type de déchets : « renforcement de la collecte de ces déchets », « regroupement de ces déchets après collecte afin d’optimiser leur transport ». Une activité de réception, de tri et de regroupement L’entreprise, spécialisée dans la gestion des déchets et qui a prévu d’investir 3 millions d’euros, recevra sur ce site, par exemple, des huiles, des batteries usagées ou des liquides de refroidissement. Les opérations réalisées seront principalement la réception, le tri et le regroupement de déchets conditionnés ou en vrac. Les déchets seront ensuite dirigés vers les filières de traitement, de valorisation ou d’élimination adaptées. Des nombreuses mesures de prévention imposées à l’entreprise par l’arrêté d’autorisation L’arrêté impose à l’exploitant de nombreuses mesures de prévention, bien que le site ne constitue pas un site « Seveso ». Ainsi, à titre d’exemples, est prévue la mise en place de dispositifs permettant la prévention des incendies sur le pourtour de l’établissement, d’une détection incendie dans l’ensemble des bâtiments d’exploitation ainsi que de systèmes d’extinction automatique dans les zones les plus sensibles. L’arrêté tient également compte des meilleures techniques disponibles. Enfin, l’arrêté prévoit une réduction de plus de 30 %, pendant deux ans, des quantités maximales de déchets stockées, par rapport à la demande initiale de l'exploitant, ainsi qu’une limitation de l’activité, pendant cette même période, aux seuls déchets provenant de l’activité automobile. Une activité surveillée Les riverains proches du site pourront superviser l’activité de l’entreprise, en siégeant au sein d’une commission d’échanges et de concertation. L’inspection des installations classées, en charge des missions de police environnementale auprès des établissements industriels, s’assurera du respect des dispositions prévues par l’arrêté préfectoral. La réutilisation d’un ancien site industriel Le site, dédié à un usage industriel depuis le début des années 1970 (fabrication et négoce de produits chimiques), n’est plus exploité depuis 2016 et sera réutilisé grâce à ce projet. Ces contraintes imposées à l’exploitant sur le site sont supérieures à celles imposées au précédent exploitant. De plus, sa proximité immédiate avec la RD817 permettra aux poids lourds d’éviter la circulation devant des zones d’habitat. Les élus ainsi que l’association ENVIEMUR, qui avaient sollicité l’information, ont été avisés de la signature de l’arrêté préfectoral.


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