Manifestation des Pompiers à Paris.



Mardi 28 janvier, des milliers de pompiers ont manifesté à Paris pour protester contre leurs conditions de travail et, après plusieurs mois de grève, mettent fin à leur mouvement.


La deuxième manifestation des pompiers en moins de quatre mois.

Après une première manifestation dans la capitale en octobre, les pompiers ont défilé entre la place de la République et la place de la Nation, moins nombreux que lors du premier événement. En effet, les représentants syndicaux ayant rencontré le ministre de l'intérieur et obtenu une revalorisation de la prime de feu, des garanties sur une amélioration de leurs conditions de travail et les possibilité de départ anticipé à la retraite, le mouvment s'en est trouvé affaibli.


Pourtant, de nombreux soldats du feu présents aujourd'hui à Paris sont revenu sur ces mesures en déplorant le fait que la prime de feu n'ait pas été revalorisée à hauteur des leurs exigences. Un manifestant s'interroge "mais que font véritablement les syndicats ? Moi je ne suis pas encarté et je ne le serai pas, ils ne discutent pas avec Castaner aujourd'hui".


Si cette journée de manifestation signe la fin de la grève, les pompiers restent déterminés à protester comme le prouve les nombreuses banderoles référant à la fameuse prime de feu et à la reconnaissance partielle de la dangerosité de leur métier.





Une manifestation très tendue.


Après des actions fortes comme l'immolation (maîtrisée) de certains pompiers manifestants, ou bien des "die-in", la situation s'est tendue en arrivant place de la Nation, lorsque le cortège a tenté de forcer les barrières anti-émeutes sur le cours de Vincennes. Pendant plusieurs heures, pompiers et policiers se sont affrontés, les premiers lançant des pétards ou démontant les barrières, tandis que les second répondirent avec les canons à eau, de nombreuses grenades lacrymogènes et des grenades à effet de souffle.


Le cours de Vincennes s'est ainsi transformé en lieu d'affrontements, les pompiers faisant preuve de solidarité avec les personnes ayant initié le mouvement à l'encontre des barrières anti-émeutes. On relève de nombreux blessés du côté des manifestants et des journalistes du fait de l'utilisation importante de grenades GM2L, censées remplacer la GLIF4, récemment retirée de l'arsenal des force de l'ordre. Lancées à la main, mais aussi tirées en cloche au milieu de la foule rassemblée à bonne distance des échauffourées, l'utilisation de ces grenades a suscité l'indignation chez les pompiers présents, qui ont estimé disproportionné l'usage qui en a été fait. De plus, un pompier qui a tenté de monter sur la barrière anti-émeutes a été blessé à la tête par un tir de LBD alors qu'il ne portait pas de casque - nous n'avons actuellement pas de nouvelles de cet homme.


Malgré ces tensions, les manifestants ont tout de même fait preuve d'une grande sympathie et de compréhension vis-à-vis des gendarmes mobiles présents, échangeant volontiers avec eux sur un mode très détendu. Les derniers manifestants présents ont ainsi pu prendre le métro après leur dispersion par les forces de l'ordre.









Wladislas Aulner

(Photos et article)

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