LES MÉDIAS INDÉPENDANTS ET PHOTOJOURNALISTES EN DANGER

Mis à jour : 21 mai 2019

Encore une fois dans plusieurs villes de France, les médias indépendants, photographes et photojournalistes ont été la cible des forces de l'ordre. Il y a en France un réel danger de la liberté de la presse qu'il ne faut pas ignorer, en effet il devient de plus en plus dangereux pour beaucoup d’exercer correctement leur travail sans un incident avec les forces de l'ordre ou la justice mais aussi avec des citoyens qui ne comprennent pas le métier.

Photo de twitter crédit inconnu

Aujourd'hui le message envoyé aux journalistes et photographe c'est peu importe votre statut, on trouvera toujours quelque chose pour vous poursuivre.

Le gouvernement va jusqu’à menacé les sources des journalistes, cela n'est pas tolérable pour un pays comme la France, surtout qu' avec la loi de 1881 sur la liberté de la presse cela permet des garanties de protection des sources, des garanties sur le recueil des informations ainsi que du droit d'informer et d’être informé sans recevoir quelconque menaces ou intimidations.


Liberté de la presse corrompue


Là où il y a de plus en plus de privation de la presse c'est dans les manifestations des gilets jaunes, en effet les forces de l'ordre ne sont pas vraiment au courant de la loi sur la presse et très souvent si la personne n'a pas de carte de presse alors elle peut aller en garde à vue mais aussi confiscation du matériel, vole de carte sd, demande d'effacement de vidéos et/ou de photos.

Hors la carte de presse n'est nullement obligatoire, l'obtenir veut tout simplement dire que le détenteur a minimum 3 mois de revenus en tant que journaliste et que son métier lui procure 50% de l'essentiel de ses ressources.

Là aussi il y a un problème puisque 70% des journalistes même des grands médias n'ont pas cette fameuse carte de presse.


Photo journalistes crédit inconnu

La CCIJP doit elle donc revoir les critères d'obtention beaucoup trop difficile à avoir .

Plusieurs medias dans une tribune l'ont demandée .

Dans la réalité ce que ne savent pas les forces de l'ordre c'est que le statut de journaliste a une loi, article L 7111-3 qui indiquent clairement:"est journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière, l'exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presses, publications quotidiennes et périodiques, ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources".


De la violence policière à répétition


La carte de presse n'est donc pas obligatoire, pourtant chaque samedi de nombreux médias sans carte de presse se font violenter, insulter et matériel volé ou détruits par les forces de l'ordre, mais aussi et cela le plus souvent, ciblés par des flash-balls, coups de matraque, tire tendu délibérément et ceux même si le journaliste est bien visible en tant que tel (casque écrit presse, brassard presse, photographe, photo, média etc ).

Nous avons enquêté sur de nombreux cas pendant plusieurs semaines, ce que nous pouvons dire c'est que cela est consternant.

En voici la liste non exhaustive :

-Amende de 135 euros pour être sur un lieu de manifestation interdit

-Vole de matériel sans PV de saisis ( formellement interdit je le rappelle)

-Blessures plus ou moins graves même sur les détenteurs de la carte de presse

-Casse de matériel, coup de coude dans les caméras ou objectifs mais aussi tir de grenades

-Tir tendu, tir de flash-ball délibéré en direction des journalistes et photographes

-Insultes en tous genres, provocation, menace et intimidation

-Empêche le journaliste de filmer une arrestation ou une bavure ( dans ce cas les grenades des encerclements sont pour la plupart utiliser pour disperser les journalistes, ce qui vaut d'entraver la liberté de la presse)

-Rarement de garde a vu mais beaucoup de contrôle d’identité aux abords des manifestations.


La presse indépendante ne se laisse plus faire


Des voix commencent à s’élever tel que la ligue des droits de l'homme, elle aussi visée par les forces de l'ordre, plusieurs collectifs et associations de journalistes et photographes, il y a aussi de nombreuses réunions sur les violences policières avec les journalistes et photographes.

Ce qu'il faut comprendre c'est que nous sommes en danger sur la liberté de la presse, l'information est un droit, le bafoué est un crime.

Que devons-nous faire quand les forces de l'ordre ne nous respectent pas, quand on reçoit des coups de matraque, ou bien des tirs tendus et quand ils nous insultent et nous empêchent de faire notre travail ?

Certains ont décidé de se défendre en précisant haut et fort qu'ils sont de la presse et que ce que les forces de l'ordre font est interdit.

Même s'ils pensent que cela n'a pas vraiment d'impact, ils ne souhaitent plus rester sans rien dire et de subir des violences gratuites.

Chaque violence doit être dite, et filmer.


Oui aujourd'hui en France en 2019 le liberté de la presse est compromise.




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