Le chili en alerte : le nouvel épicentre de covid-19 déclenche une violente colère social

Mis à jour : mai 27

"A l'heure où les présidents de l'assemblée et du Bundestag appellent à ouvrir de nouveau les frontières en Europe, l'Amérique Latine devient l'épicentre de la contamination"




Selon l'OMS, le Chili à enregistré un nouveau record de contamination.

Depuis le premier cas diagnostiqué le 3 mars 2020, le Chili vient d'enregistrer un nouveau record avec 4800 personnes infectées en 24 heures, dont deux ministres du gouvernement de Sebastian Piñera.

La semaine dernière, trois sénateurs ont été testés positifs, ce qui a entraîné la fermeture du Sénat et l'organisation des sessions parlementaires par visioconférence. La chambre basse du Parlement compte aussi une élue contaminée au Covid-19.


Ce qui porte le nombre total de malade à 73 997 cas pour un pays qui rassemble 18 millions d'habitants et 712 personnes décédées.

La capitale SANTIAGO, qui concentre 80% des cas de malade sur les 7 millions d'habitants à été contrainte au confinement depuis le 15 mai 2020.



Les manifestations qui secouaient déjà le pays depuis octobre 2019 , suite à l'augmentation du prix du ticket de métro ce sont alors amplifiées.

Bravant l'interdiction de sortir dans la rue, la population d'EL BOSQUE , un quartier de la capitale à envahit la ville, le visage dissimulé sous des masques ou des capuches, tapant sur des casseroles pour se faire entendre , ils ont occupés la "PLAZA ITALIA"

Ils ont dressés des barricades et les affrontements avec les forces de l'ordre ont été très violents.

A coup de gaz lacrymogènes et de canons à eaux du côté de la police , et des jets de pierre et coup de bâtons du côtés des manifestants.

21 personnes ont été interpellés.

Plus tard dans la soirée, 3 autres manifestations ont éclaté et un bus a été incendié.



Les habitants dénoncent le manque de moyens hospitalier ,le manque de soin, l'activité économique est au ralentie et il n'y a aucunes aides prévues par l’État concernant les pertes de revenus de la population.

Et le pire est la famine qui ravage le pays, “les gens ont faim”, écrit le journal en ligne chilien. Le gouvernement avait prévu la distribution de 2,5 millions de colis alimentaires et de produits de première nécessité qui ne sont toujours pas arrivé et qui génèrent la colère des Chiliens.


À Valparaiso, le grand port chilien sur la côte Pacifique, le maire, cité par El Mostrador, lance l’alerte :


"La situation est si grave qu’on ne peut pas écarter la possibilité que de nouvelles manifestations éclatent. Il faut relancer le sujet d’un revenu d’urgence Covid-19.”


Mylène DUVAL


Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram

©2020 Infoline Toulouse.