Grève du 29 décembre : une manifestation calme et le gouvernement toujours silencieux.

Ce 29 décembre à Paris, la manifestation de la place d'Italie aux Invalides a réuni 13 000 manifestants selon la préfecture et 180 000 selon la CGT. Malgré quelques tensions, la situation est restée très calme.


Le cortège au départ de la manifestation avenue des Gobelins, Paris, 29 janvier 2020.

Une réforme qui suscite l'indignation


Comme nous le confie un retraité qui estime que cette réforme "est du grand n'importe quoi", poursuivant en critiquant l'impossibilité d'établir des projections sur plusieurs années : "j'ai bossé dans une entreprise, en 1985 on nous a demandé d'établir des estimations pour 2030... c'est impossible et ça n'amusait que les mathématiciens du groupe".


Après plusieurs mois de mobilisation, cette manifestation a laissé entrevoir la fatigue, si ce n'est la lassitude de certains manifestants déplorant le dispositif policier entourant une grande partie du cortège. Ainsi, à deux reprises, la tête de cortège composée notamment de gilets jaunes à appelé a faire demi-tour sur le parcours, sans trouver d'appui auprès du reste des manifestants. Un groupe de personnes a tenté de dévier du parcours aux abords de Montparnasse, mais ont fait immédiatement face aux force de l'ordre qui ont répliqué par la suite en chargeant la tête de cortège en faisant usage de leurs matraques.


La BRAV-M encadrant le cortège, Paris, 29 janvier 2020.

Les universitaires fortement mobilisés


Mais au delà de la réforme des retraite, c'est aussi le projet de loi sur la programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) qui a aujourd'hui poussé les professeurs et personnels des universités, ainsi que les étudiants à se mobiliser en masse pour interpeller F. Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation. Au delà des syndicats, la tête de cortège était donc composée de groupes d'universitaires, très déterminés à montrer leur refus de la LPPR et de la réforme des retraites, alors que les facs commencent à peine à se mobiliser sur le sujet, comme en témoigne la multiplication des assemblées générales dans les différentes universités et écoles. Les étudiants de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ont ainsi témoigné leur soutient au mouvement interprofessionnel mardi 28 janvier lors d'une assemblée au centre Tolbiac, appelant à "reprendre le flambeau de la lutte" pour soulager les corps de métiers en grève depuis plusieurs mois qui souffrent aujourd'hui d'un manque de moyens financiers.

La poursuite du mouvement d'opposition sera-t-elle a observer du côté des université ? Nous en saurons plus la semaine prochaine puisque de nombreuses AG sont prévues à Paris et partout en France.



Un flash-mob a été organisé par les grévistes de l'enseignement supérieur au départ de la manifestation, Paris, 29 janvier 2020.


De nombreux opposants à la LPPR, professeurs, personnels administratifs et étudiants, Paris, 29 janvier 2020.

Le secteur de l'éducation fortement mobilisé, Paris, 29 janvier 2020.

Les forces de l'ordre entourant le cortège, Paris, 29 janvier 2020.

Les forces de l'ordre en effectifs nombreux au devant du cortège près de l'hôpital Cochin, Paris, 29 janvier 2020.






Wladislas Aulner

(photos et article)

Infoline Media Independant





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