France: Les médias indépendants en danger




Depuis quelques semaines maintenant plusieurs médias d'opposition ou indépendants se voient leur page Facebook dépublier pour cause d'infractions répétées aux standards de la communité Facebook. La plupart des médias couvre très souvent les manifestations gilets-jaune ou autres, ce qui visiblement ne plait pas.

Encore la semaine dernière Roselyne Bachelot ministre de la culture a demandé un réexamen du Media France Soir.


Mais pour quelles raisons ?


La ministre estime que le média France Soir relayerait à de multiples reprises des "fake-news" et selon elle ce media ne peut plus être considéré comme un media.


Qu'est ce qui va être réexaminé ?


C'est le statut de d'IPG, Information politique et générale, que la ministre souhaite revérifier, elle voudrait s'assurer que ses conditions d'octroi sont bien respectées. Ce statut permet en autre un avantage fiscal mais aussi des aides d'état comme le fond stratégique pour le développement de la presse.

Le problème que plusieurs personnes dont la ministre soulève c'est que depuis plusieurs mois France soir relayerait des théories complotistes et/ou conspirationnistes, ils estiment aussi que France Soir a retrouvé une place grâce à la crise de la covid-19 et donc aux nombreux articles là-dessus.


Plusieurs médias indépendants accusent


Le problème ici c'est que France-Soir peu importe si les dire sont vrais ou non n'est pas le seul, d'autres médias, parfois créés bien avant le mouvement des gilets jaunes, sont dans le collimateur. Chacun leur tour ils se voient mis sur la touche par le célèbre réseau social Facebook, leur page voire même le profil qui gère celle-ci sont supprimés. Pourtant il reste des "médias" à proprement dit même si pour la plupart ne sont pas déclarés en préfecture ou autre, il reste comme dit la loi un site d'information, c'est à dire qui rapporte des faits que cela soit politique ou général !

C'est un peu comme le statut de journaliste tout est flou, voici par exemple ce qui dit la loi :


Les articles L7111-3 à L7111-5 du Code du travail précisent qu'est « journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée, l'exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources ». Ces publications peuvent être électroniques. Tout journaliste professionnel est couvert par la Convention collective nationale de travail des journalistes. Pour Rémy Rieffel, cette définition est assez floue, et même tautologique, et souligne que les limites de cette profession sont floues depuis son origine1. L'exercice du journalisme est libre en France et n'est pas réservé aux journalistes professionnels. Il peut être exercé, par exemple, dans le cadre d'un média associatif ou autre, à but non lucratif et donc non enregistré à la Commission paritaire des publications et des agences de presse. Toutefois, ces journalistes-là ne bénéficient pas de la protection du statut de journaliste professionnel.


Par exemple nous Infoline, media indépendant sommes une association à but non lucratif qui ne vit que par les dons de ses auditeurs et nous sommes déclarés en sous-préfecture. Nous ne pouvons prétendre pour le moment à avoir un numéro de Cppap puisque nous n'avons aucun salarié, en effet nous sommes journalistes bénévoles pour le moment.

Notre association a pour but " de collecter et écrire des informations d'intérêt public et d'investigation pour des articles et/reportages".


Pour autant, où est la liberté d'expression et d'information si les médias indépendants ou d'opposition sont censurés ?

Que vont devenir certains médias si on leur coupe les subventions parce que leurs articles ou reportages ne conviennent ni aux politiques, ni au gouvernement ?


Vous pouvez toujours nous soutenir avec un petit don ici https://fr.tipeee.com/infoline/

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