France: Les forces de l'ordre et les violences, le président parle.




Depuis décembre 2018 les violences policières se multiplient à grande vitesse mais dans quel contexte ? En effet ce qui est montré du doigt c'est le "pourquoi" on en arrive à ce point et cela ne date pas des "gilets jaunes" mais de bien avant.


Un manque de moyens et de matériel depuis des dizaines d'années.


Des locaux insalubres, du matériel manquant, des policiers obligés d'acheter eux même leurs protections tout cela du aux manque de budget, la hiérarchie qui pousse jusqu'à parfois le suicide.

Voilà dans quel contexte la police travaille depuis une dizaine d'années, on leur demande des résultats, mais sans moyens il est impossible de faire correctement leur travail voire leurs enquêtes au détriment des victimes.

Cela s'est souvent traduit par des excès de violence de la part des forces de l'ordre qui à bout et fatigués perdent le contrôle d'eux même.

Mais doit-on pour autant leur en vouloir à eux qui comme certains le reconnaissent sont des pantins ? Des véhicules qui roulent parfois sans contrôle technique à la limite même de la dangerosité, des policiers avec un manque de formation et de plus en plus jeune, comme un LBD40 dans les mains d'un jeune policier de 18 ans.

Les gouvernements successifs n'ont fait que se rejeter la balle selon certains policiers, l’état ne veut pas admettre qu'ils mettent les policiers dans une situation de précarité dans leur travail et de ce fait cela peut engendrer des problèmes.


Des policiers qui se sentent abandonnés.


Plusieurs syndicats ont tiré la sonnette d’alarme, mais en vain, on leur promet monts et merveilles pour finalement ne rien obtenir. Comme le paiement des heures supplémentaires ou bien les primes.

Nous avons su récemment par un policier lui-même que lorsqu'il ne souhaitait pas par exemple pendant les manifestations des gilets jaunes tirer sur des personnes pacifistes, il était sermonné, voire parfois poussé à la démission.

Pour lui c'est inacceptable et s’il "ouvre sa gueule" comme il le mentionne, il se retrouve menacé et ce, même de la part de ses collègues.

Aujourd'hui encore les policiers se sentent abandonnés de tous, ils avouent même ne plus reconnaître leur métier et ce pour quoi il se sont engagés dans la police.


Dernier rempart d'un gouvernement .


Il ne faut pas oublier, que la police à l'heure actuelle est le dernier rempart pour éviter l'insurrection.

Le président de la république a d'ailleurs rappelé à l'ordre les forces de police sur leurs violences sur les manifestants !

Il leur a demandé de la retenue mais aussi de la déontologie, alors que quelques jours auparavant le premier ministre insistait sur le fait que tout était disproportionné et que oui il fallait parfois utiliser la force face à des personnes violentes. (Ou non violentes aussi on le précise).

Alors est ce que le fait d'avoir des problèmes dans son travail, le manque de moyens et un contexte parfois violent sur le terrain vont les faire se lâcher avec une violence parfois inouïe sur de simples manifestants la plupart du temps pacifistes ?


Vigi Police un des syndicats de police à depuis plusieurs années toujours dénoncé les violences policières.

Il précise aussi que a cause du gouvernement la police est détesté par beaucoup et c'est regrettable.


Nadege P

Infoline, média indépendant






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