Décès de Cédric Chouviat, mort après un contrôle de la police.



Le 3 janvier, vers 10 heures du matin, à Paris, Cédric Chouviat a subi un contrôle routier pour utilisation d'un portable pendant la conduite.

L'homme de 42 ans livreur de métier, a été plaqué au sol par trois policiers puis quelques instants après, il a fait un arrêt cardiaque.


Que s'est-il passé pendant l’interpellation ?


Selon la police, Cédric se serai montré assez "agressif" envers les policiers et "irrespectueux « ce qui est douteux pour la famille et amis de la victime qui le présentent plutôt comme quelqu’un de calme et posé.

La tension entre les forces de l'ordre et Cédric serait montée d'un cran pour un mobile consternant, cela aurait commencé lorsque Cédric a sorti son téléphone portable pour filmer, ce qui rappelons-le est autorisé par la loi de filmer des agents de police dans leur exercice de fonction et ils ne peuvent pas s'y opposer, de plus ils ont l’obligation de porter sur eux et visible leur RIO, les agents ont alors décidé de l'interpeller pour outrage. Une source policière précise que la victime serait d'ailleurs connue pour des faits de rébellion. Mais cela vaut-il un décès ? Pour quelques insultes ?

Cédric a été plaqué contre le sol et aurait subi une clé, une prise qui consiste à immobiliser une personne qui présente une menace ! Hors Cédric présentait -il vraiment une menace ? Quelques instants après Cédric menotté est devenu bleu, la police procède alors à un massage cardiaque en attendant l'arrivée des pompiers.


Un décès et des questions.


Transporté en urgence vitale à l’hôpital Pompidou, il était tombé dans le coma. 48h heures plus tard Cédric décédera sans s’être réveillé.

La famille de Cédric veut comprendre : comment a-t-il pu mourir étant donné qu'il ne souffrait d'aucun problème cardiaque ou autre. La clé a-t-elle été correctement respectée ? La police a-t -elle appuyé trop fort, trop longtemps ? Était-il vraiment nécessaire de maîtriser Cédric avec un plaquage ?


La version de la police.


Quant à la police, elle livre une toute autre version, selon eux, il téléphonait en conduisant. « Peu probable, rétorque Arié Alimi, puisqu’il porte alors un casque avec un micro intégré. » Une source policière affirme à l’AFP que l’homme de 42 ans se braque. « Cédric Chouviat a eu un ton irrespectueux et agressif, il s’est mis à insulter les policiers, qui ont décidé de l’interpeller pour outrage.

Il a résisté lors de l’interpellation et a fait un malaise cardiaque. »

Voici ce qu'affirme la police. Dans une deuxième vidéo, Cédric, alors encore casqué, est au sol, face contre terre, écrasé par trois fonctionnaires. Malgré des signes d’épuisement, les policiers maintiennent le livreur au sol.

Quelques minutes plus tard, ils comprennent que le visage de Cédric Chouviat est bleu : il est en arrêt cardiaque.


Des réponses et des vidéos avec témoins commencent à arriver.


Une vidéo circule où on voit clairement Cédric plaqué au sol, mais pas seulement, selon le médecin le décès serait dû à un manque d’oxygène pendant un long moment.

Aujourd'hui nous avons appris aussi que le larynx était fracturé ce qui atteste bien la violence de l'interpellation mais aussi l'incrimination directe de la police.

Le père de Cédric a exprimé sa colère devant la presse,"je suis le père de Cédric,on a assassiné mon fils. Emmanuel Macron je vais en guerre contre vous, contre votre Etat".

Les avocats de la famille ont précisé dans une conférence de presse ce mardi avoir déposé plainte " violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner"


La redac'







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