Communiqué de presse, cela n'engage que nous



Mr le président de la république Emmanuel Macron, Mr Didier Lallement, Mr Castaner et Mr Phillipe Edouard .


Nous sommes journalistes, nous sommes sur le terrain pour montrer la réalité et non pas des images coupées, recadrées des médias mainstreams qui appartiennent pour la plupart à des millionnaires voire milliardaires.

Nous sommes journalistes, nous sommes sur le terrain pour informer une population qui ne serait pas au courant de tout ce qui se passe dans leur pays.

Nous sommes journalistes, nous sommes sur le terrain est nous prenons des photos et vidéos car nous considérons que cela a bien plus d'impact avec du visuel.

Nous sommes journalistes, nous sommes 5 dont 3 avec une carte de presse.

Nous sommes journalistes dans un média déclaré en sous-préfecture n'ayant pas obtenu de numéro de CPPAP (reconnaissance d'un service de presse) car nous n'avons pas de SALARIE. Nous sommes journalistes et bien souvent sur le terrain nous recevons des insultes, des menaces et des coups de la part de vos forces de l'ordre.


Oui nous sommes journalistes n’en déplaise à certains, nous écrivons des articles, nous informons, nous investiguons, nous faisons des interviews et des reportages, oui nous sommes journalistes.


Aujourd'hui un de nos journalistes Charlie Garcia a été arrêté alors qu'il n'était pas sur la manifestation de Paris, il était avec seulement 4 autres personnes mais il a été interpellé puis placé en garde à vue pour le motif aberrant de " participation à un attroupement en vue de commettre des dégradations et des violences".

Juste pour avoir eu un masque à gaz dans son sac à dos, selon le commissariat ce sont les ordres de Mr Lallement préfet de police, celui même qui envoie la police frapper, gazer et humilier des citoyens qui manifestent et parfois non d'ailleurs, les passants eux aussi deviennent des dommages collatéraux auxquels l'igpn clôture les plaintes !!!!!


Nous sommes journalistes et à ce titre je vous donne la définition :


La liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d'opinion et la liberté d'expression.

Ainsi, l'article 11 de la déclaration française des droits de l'homme et du citoyen de 1789 dispose : « La libre de communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. » L'article 19 de la déclaration universelle des droits de l'homme aussi dispose la protection de la liberté de la presse.

Les atteintes à la liberté de la presse se manifestent : d'une part, l'entrave au pluralisme et l'indépendance des rédactions, notamment : la concentration des médias par de grands groupes industriels, les pressions fiscales, les pressions financières, les pressions politiques, d'autre part, l'entrave au métier de journaliste, notamment : l'assassinat de journalistes, l’emprisonnement de journalistes, l’enlèvement de journalistes, l’agression de journalistes, les menaces envers les journalistes. La liberté de la presse est considérée par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) comme une composante de la liberté d'expression (article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme).

La protection des sources d'information des journalistes, sans exceptions ni restrictions, est considérée comme « l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse »5. Souvent confondue avec le secret professionnel, elle s'en distingue pourtant fondamentalement et n'est pas assurée de manière uniforme dans tous les pays industrialisés.


De quel droit vous permettez-vous donc de mettre notre journaliste en garde à vue ?

De quel droit vous permettez-vous de fouiller son téléphone alors qu'il est sous la protection des sources ?

De quel droit vous permettez-vous l'entrave à la liberté de la presse et celui d’informer ?

De quel droit vous permettez-vous de garder une personne en garde à vue alors qu'il a sur lui tous les documents de journaliste ?


Nous sommes oui journaliste nous avons lu et signé la charte de Munich mais nous sortons en quelque sorte de notre droit de réserve, oui car nous ne pouvons plus tolérer cela !!!!


La plupart des journalistes se tairont par peur, ou par ego ou bien parce qu’il ne partage pas la même définition du journalisme, qu’importe, nous accusons le gouvernement d'empêcher la presse de faire son travail et cela devient un problème dans une démocratie.


Quand un gouvernement ne respecte plus la presse et qu'il la bafoue il devient de ce fait un gouvernement totalitaire, autoritaire et bien forcement de dictature !


Nous allons et nous avons décidé de déposer une plainte contre vous, nous souhaitons pouvoir continuer à faire notre travail sans être entravés mais aussi être respectés, ce qui n'est plus le cas depuis longtemps.

Notre journaliste a fait 7 heures de route pour pouvoir couvrir la manifestation de Paris, il est sorti de garde a vue à 18H30 soit 7heure de garde à vue nous demandons donc des dommages et intérêts pour avoir empêché notre journaliste de faire son travail, de l'avoir mis en garde à vue pour rien.

Les dommages et intérêts que nous demanderons seront sur la base du taux horaire du smic, nous faisons cela par principe et aussi pour montrer que c'est terminé nous ne nous laisserons plus faire.

Nous filmerons tout dorénavant pour notre sécurité et à chaque insulte des forces de l'ordre à chaque manquement du respect nous déposerons plainte avec demande de dommages et intérêts.

Nous pensons qu'à force vous allez peut-être comprendre que s'en prendre à la presse n'est pas la bonne solution !


Ce communiqué de presse ne concerne que les personnes signataires, et non pas tous les journalistes en France, en effet nous parlons pour nous pas au nom de tous et cela fait une grande différence.

Nous souhaitons que vous gouvernement prenez conscience qu'en vous attaquant à la presse, aux journalistes, aux photographes et aussi nous incluons les reporters citoyens cela devient une DICTATURE.

Vous ne pourrez jamais contrôler les médias indépendants, c'est bien pour cela que nous ne demandons pas non plus de subvention d'état car nous souhaitons rester indépendants.

Un détail que nous oublions mais qui est très important LA CARTE DE PRESSE N'EST PAS OBLIGATOIRE aucunes de vos forces de l'ordre n'ont le droit de nous interdire de filmer, ou de prendre des photos, ils n'ont pas le droit non plus de nous demander de partir !!!!!!


Et cela ne leur donne pas le droit non plus de nous menacer ou de nous insulter et encore moins de nous frapper !!!!

Messieurs nous vous prions d'accepter nos salutations malgré nos divergences nous espérons que vous ferez changer les choses vis à vis des journalistes et de la presse.


Les signataires:


Infoline, média indépendant

Picard Nadège journaliste

Thomas Saly journaliste

French Daily média indépendant

Alexia Garcia étudiante en journalisme

Chloé Brocal, stagiaire observatrice psychologue

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