BERAT:FERMETURE DE CLASSE OUI CE SONT DES ÉLÈVES FANTÔMES!


@Caro.B rassemblement devant l’école de Berat

Aujourd'hui vendredi 17 mai a eut lieu le rassemblement contre la fermeture d'une classe sur la commune de Berat.

L'ordre du jour était que les élèves de la classe ULIS ne sont pas pris en compte dans l'effectif global de l’établissement. Actuellement, l’école comptes avec les 12 élèves de la classe ULIS, 247 enfants, hors pour définir le seuil de suppression de classe ou de création de classe, en enlevant ces les élèves le nombre tombe à 235 élèves.


Plusieurs parents, élus de communes voisines et le maire de Berat Mr Paul Marie Blanc présents ne comprennent pas cette fermeture qui sera révisée en juin, date à laquelle si 12 enfants supplémentaires ne sont pas inscrits pour la prochaine rentrée des classes, la fermeture sera maintenue.

Pour tous les parents présents, cette décision est inacceptable et encensée.

Par ailleurs, un enseignant d'un établissement d' ITEP à pris la parole pour bien expliquer le problème actuel : "le gouvernement demande d'inclure les enfants en situation d'handicap mais derrière aucun moyen n'est mis en oeuvre pour bien les accueillir dans l’établissement".


@Caro.B les Elus, le maire et la directrice de l'apeed

Aujourd'hui, comme le cite Jessica présidente de l'APEEB la situation concerne l'ecole de Berat mais demain cela peut-être Rieumes et les autres communes, en concluant que finalement les élèves en classe ULIS, non comptabilisés, sont donc des "élèves fantômes".



@Caro.B des élèves de l’école de Berat

Le terme "élève fantômes"n'a visiblement pas plu à Monsieur Respaud Stephane représentant pour la circonscription de l’Éducation nationale de Fonsorbes qui dans sa prise de parole ne nous apprend rien de plus et se permet de dire, en direct, que si les enfants de la classe ULIS n’étaient pas comptés Mme Caubet enseignante n'aurait pas fait le déplacement.

Un mensonge puisque l'information à etait donné par l'etablissement scolaire.

L'echange s'est arrêté là, car Mr RESPAUD a souhaité et exprimé le refus de ne pas être filmé et que la video ne soit pas exploitée, car il sait que ce qu'il a dit est totalement faux.

Sauf que notre métier nous en donne le droit puisque la manifestation a eut lieu sur un domaine public et la loi est trés claire à ce propos, la video est utilisée pour de l'information

Voici le texte de lois :

Personnalités publiques

Le droit à l'image des personnalités publiques connaît des règles différentes. Dans le cadre de leurs activités publiques ou professionnelles, l'autorisation de publication de leur image est présumée, à condition d'utiliser l'image à des fins d'informations, et non commerciales ou autres. On retrouve encore ici le principe du droit à l'information. Par exemple, a été condamné, l'utilisation sans son consentement de l'image d'une personnalité pour illustrer un article sur la contraception. Dans ce cas, ce sont « les mêmes règles » que pour n'importe quelle autre personne, qui s'appliquent.


@Caro.B élève de l’école de Berat

La directrice de l'APEEB interpellée par les propos de Mr RESPAUD, les a repris en précisant qu'on leur avait bien mentionné que les classes ULIS ne comptées pas dans les effectifs scolaires et que lorsque on regardait les seuils 243 élèves pour 9 classes, l’établissement avait le seuil requis donc pourquoi parlons nous de fermeture?

A l'heure d'aujourd'hui il y a 247 élèves!

Aucune réponse de la part de Mr RESPAUD, nous en déduisons que cette question le gêne et nous lui précisons que la même question a été posée au sénat.


@Caro.B Mr Blanc maire de Berat et la directrice de l'apeed Jessica

Nous avons juste fait une petite erreur ce n’était pas Larem mais l'UMP.

Nous regrettons cette petite erreur et présentons toutes nos excuses.

Voici la preuve nous n'inventons rien, vous pouvez retrouver le texte sur ce lien ----> https://www.senat.fr/questions/base/2007/qSEQ070700328.html

Question écrite n° 00328 de M. Bernard Fournier (Loire - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 05/07/2007 - page 1170

M. Bernard Fournier attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'absence de prise en compte des enfants scolarisés des Classes d'Intégration Scolaire (CLIS) dans les critères d'effectifs définissant le seuil de maintien ou de suppression des classes dans les écoles maternelles et dans les écoles primaires. La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées souligne avec force, pour la première fois, le droit de tout enfant handicapé d'être inscrit dans l'école de son quartier. Ce droit à la scolarisation dépasse le principe d'intégration pour tendre à l'égalité entre tous les enfants. En outre, il rend caduc nombre arguments qui pouvaient justifier la non comptabilisation des enfants relevant d'une CLIS dans le seuil d'ouverture ou de maintien d'une classe. A contrario, il semblerait que la prise en compte de ces enfants permettrait d'assurer un meilleur encadrement grâce à un nombre d'enseignants plus important. En conséquence, il souhaiterait qu'il lui indique s'il ne serait pas possible de modifier ces critères de référence en prenant en considération ces nouvelles données.

Réponse du Ministère de l'éducation nationale

publiée dans le JO Sénat du 01/11/2007 - page 1985

Les élèves scolarisés dans une classe d'intégration scolaire (CLIS) sont bien inscrits dans l'établissement scolaire qui accueille cette classe : ils constituent des élèves à part entière de cette école, conformément à l'esprit et à la lettre de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. En revanche ils ne sont pas comptabilisés dans les prévisions des effectifs d'élèves des classes ordinaires qui servent à la préparation de la rentrée scolaire, dans la mesure où la carte des CLIS est établie dans le cadre d'une procédure spécifique, distincte de la carte scolaire générale. La circulaire n° 2002-113 du 30 avril 2002 relative aux dispositifs de l'adaptation et de l'intégration scolaire dans le premier degré précise ainsi que les critères de répartition et d'implantation des emplois affectés à la scolarisation des élèves handicapés, selon les circonscriptions et selon les écoles, doivent faire l'objet d'un examen d'ensemble au niveau du département. Dans ce cadre, et en cohérence avec la politique académique conduite en ce domaine, la carte des CLIS fait l'objet d'une réflexion départementale qui prend en compte notamment les projets pédagogiques de ces classes et l'équipement médico-social départemental susceptible d'assurer la complémentarité en termes éducatifs, pédagogiques et thérapeutiques nécessaire à la scolarisation des élèves concernés. Il peut également s'avérer pertinent de penser des coordinations interdépartementales pour des CLIS implantées sur des zones limitrophes. L'effectif des élèves de CLIS, limité à 12 élèves, et qui peut dans certains cas, par exemple pour les CLIS accueillant des élèves présentant des troubles graves du développement, être très sensiblement inférieur, est en conséquence comptabilisé séparément de l'effectif des autres classes de l'école en ce qui concerne les mesures de carte scolaire. La prise en compte des élèves de CLIS dans le total des élèves de l'école contribuerait en effet mécaniquement à diminuer le nombre moyen des élèves par classe, ce qui serait défavorable à l'école concernée en rendant possible une fermeture de classe ailleurs une inégalité de traitement à l'égard des élèves scolarisés dans les écoles ne comportant pas de CLIS. Il appartient par ailleurs à l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale, de prendre en compte le fait que l'école comporte une CLIS, afin de veiller à ce que les effectifs des classes de niveau ne constituent pas un obstacle à la mise en oeuvre de temps de scolarisation des élèves de la CLIS dans ces classes. Tout projet de fermeture ou d'ouverture de classe dans une école comportant une CLIS fait ainsi l'objet d'une étude au cas par cas dans le département de la Loire. Cette étude peut conduire à maintenir une classe qui aurait dû être fermée en application des seuls critères de la carte scolaire. La CLIS compte en outre pour une classe dans le calcul du nombre de classes de l'école, notamment pour l'attribution du nombre de décharges de direction.


Certes, nous nous sommes exprimé avec dureté mais nous étions présents pour avoir des réponses concrètes.

Nous nous battons pour l'information réelle mais aussi pour nos enfants.

Notre métier de journaliste est de faire connaitre la vérités, nous ne sommes pas là pour être gentil et plaire à tous, mais seulement pour faire notre travail.


Mr le maire de Berat rappelle également que le "I" de ULIS veut dire inclusion et que de ce fait, certains élèves vont dans les autres classes et que de ne pas les prendre en compte dans les effectifs globaux c'est un très mauvais message que l'on adresse car nous ne sommes plus dans l'inclusion mais dans l'exclusion, la richesse de ce dispositif est de permettre à ses élèves de partager un temps scolaire avec l'ensemble des autres élèves.

Monsieur le maire insiste aussi sur le fait qu'il faut rester très mobilisé, que c'est le mot clé pour sauver la classe d'une prochaine fermeture.



@Caro.B

@Caro.B

Il faut donc que les parents, les associations restent unis pour gagner ce combat.

Affaire que nous suivrons de très près.




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